Thambwe Mwamba entendu hier par le parquet près le tribunal pénal international belge

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Il a toujours répété à l’envie et partout où il se trouvait qu’il se
tenait prêt à collaborer avec la justice belge. C’est pratiquement
chose faite depuis hier Alexis Thambwe Mwamba a été auditionné sur
procès-verbal au parquet près le tribunal pénal international belge
pendant près de quatre heures a indiqué à la presse l’un de ses
avocats, en l’occurrence Me Laurent Kennes.
Visé par une plainte déposée depuis le mois de juin dernier par les
familles des victimes de l’abattage de l’avion Boeing 727 de la
Compagnie aérienne privée Congo Airlines le 18 octobre 1998 au
décollage de l’aéroport de Kindu, l’actuel Ministre de la Justice du
gouvernement congolais a répondu à toutes les questions. Cette enquête
s’inscrit dans le cadre des enquêtes déclenchées depuis huit ans par
le parquet près le tribunal pénal international belge.
Ces enquêtes, faut-il le souligner, répondent aux plaintes formulées
par des familles des victimes mais aussi de nombreuses Ong de défense
des droits de l’homme tant nationales qu’internationales aux yeux
desquelles, cet abattage d’avion réunissait toutes les
caractéristiques d’un crime de guerre et contre l’humanité. On
rappelle que cinquante personnes, dont des enfants et des femmes,
ainsi que 9 membres de l’équipage avaient péril dans cet attentat,
selon des témoignages concordants rendus publics par les médias
internationaux, dont les agences de presse AFP, Reuters.
Le juge d’instruction Michel Claise semble  fort intéressé
particulièrement par le rôle qu’aurait joué Alexis Thambwe Mwamba qui,
à l’époque des faits, exerçait les fonctions de porte-parole au sein
du mouvement politico-militaire RCD, fortement soutenu par le Rwanda.
Mensonges gossiers
A l’époque des faits, Alexis Thambwe Mwamba avait soutenu sur les
différentes chaînes de radio périphériques, dont particulièrement la
RFI, que cet aéronef civil de la compagnie Congo Airlines transportait
des militaires, des armes et des munitions de guerre de l’armée de feu
Laurent Kabila alors au pouvoir à Kinshasa. Aujourd’hui, il prétend
qu’il occupait les fonctions de ministre des Relations Extérieures et
n’avait été informé qu’après le crash. Faisant semblant d’oublier
qu’outre les témoins oculaires encore en vie à Kindu et ailleurs, il
existe des éléments sonores se trouvant en sécurité dans les coffres
des cabinets d’avocats-conseil de la compagnie aérienne en question et
du parquet près le tribunal pénal international belge.   L’information
à ce sujet avait été diffusée en boucle de ces médias et avait fait le
tour du monde. Alexis Thambwe Mwamba en avait souffert pendant très
longtemps, car les gens, particulièrement les ressortissants du
Maniema, le lui rappelaient à chaque occasion.
Un autre point qui intéresse le parquet près le tribunal pénal
international belge concerne le trafic illégal des matières
précieuses, particulièrement le coltan, par des entreprises maffieuses
basées au Rwanda et qui reversaient des montants faramineux dans les
comptes bancaires de certains dirigeants de la Rébellion et de l’armée
régulière rwandaise. Le nom de Alexis Thambwe Mwamba était longtemps
cité tout comme dans des rapports provenant des Ong de défense des
droits de l’homme et de la commission Lutundula.

Les portes de la prison
En plus des éléments accablants détenus par le Parquet près le
Tribunal Pénal International Belge, hier lors de son audition par
Michel Claise, juge d’instruction, risque de l’enfoncer en détention
provisoire en Belgique, d’autant que le juge d’instruction tient à
entendre certaines personnalités clefs ayant joué un quelconque rôle
dans cette affaire, notamment l’un des responsables de cette compagnie
aérienne.

Castro