TGI/Ndjili : la parcelle de l’avenue Mobutu à Masina divise un homme et sa belle-famille

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Jonas Shamuana est en procès contre  la  sœur de son épouse, la religieuse Annie Ntumba, William Nkongolo, le neveu.. Pomme de discorde : la parcelle sise avenue Mobutu, à Masina et  cédée à son épouse Tshibalu, résidant en Italie. Les cités allèguent avoir été mandatés par Tshibalu pour conclure la vente de ladite parcelle. «Faux», rétorque Jonas Shamuana. Condamnée au premier degré, Annie Ntumba avait même passé une semaine au Centre Pénitentiaire et de Rééducation de Kinshasa( CPRK) .  Mécontents du verdict rendu, ils ont fait opposition à ce jugement.

 Jonas Shamuana vient à travers une citation directe d’assigner Annie Ntumba, William Nkongolo, le neveu de son épouse.. au TGI de Ndjili. Tentative de stellionat, faux et usage de faux, imputations dommageables sont les préventions retenues à charge des cités.  Ce dossier est enrôlé sous le numéro RPA 1912.
 Tout au long de l’audience d’hier jeudi 2 août 2012, le conseil des cités s’est évertué à faire ressortir le mal jugé dans le jugement rendu au Tribunal de Paix de Ndjili. «Il y a eu des appels interjetés par les cités», a-t-il fait remarquer.  Sa cliente Ntumba avait été notifiée de manière cavalière et n’a pas été en mesure de répondre à l’appel du tribunal, a-t-il relevé. On l’a condamnée par défaut.
 Il ya défaut de qualité et d’intérêt  en ce qui concerne l’action intentée par Shamuana, ceci dans la mesure où la parcelle de l’avenue Mobutu est la propriété de Tshibalu. On ne peut confondre les droits de propriété à ceux du mariage.


 «C’est sur base de la procuration envoyée par Tshibalu que Ntumba ou Nkongolo allait conclure la vente de la fameuse parcelle. La procuration est un mandat. Elle est inattaquable. Son auteur ne s’en plaint pas.     Dans le jugement inique rendu par le premier juge, il y avait  une clause dans laquelle on parlait d’une arrestation immédiate des cités. Ntumba habituée à vivre dans un couvent, a été amenée manu militari au CPRK. Elle se trouvait  à l’aéroport et comptait se rendre au Kasai», a-t-il souligné.
 Présente à l’audience d’hier jeudi, Annie Ntumba, visiblement bouleversée, a versé des larmes.
Le conseil du citant a dit que le premier juge a bien dit le droit.  Le premier jugement est intervenu en date du 30 mai 2012. L’affaire avait  été portée devant le juge d’appel qui l’a retournée au premier juge. Les autres  ont fait opposition, mais se sont abstenus de suivre ce processus jusqu’à la fin.
 «Une  procuration établie en Europe doit être légalisée là bas avant d’être expédiée à Kinshasa, par exemple. Tel n’est pas le cas pour le problème qui nous concerne. En outre, la parcelle censée faire l’objet d’une transaction est celle sise sur l’avenue Mazi 16 bis, à Ndjili. «Les Shamuana ont cédé des biens à Tshibalu. Et cette dernière ne peut se permettre de les donner aux siens sans  en aviser le mari. C’est impensable.
On a  réussi à récupérer ces biens par le biais de la justice», a-t-il souligné.
 Le ministère public a demandé au tribunal de s’en tenir au jugement rendu par le premier juge, et de mettre les frais d’instance à charge des cités.

Jean Pierre Nkutu 

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