TGI/Matete : un pasteur traîné en justice pour avoir accordé une résidence moins décente à son ex-épouse

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justice6Sous le RCA 517, Mme Lubako Chakupewa s’est présentée devant le Tribunal de grande instance de Matete pour réclamer une résidence décente ainsi que la garde des enfants au pasteur Muteba Mukulu. Elle a affirmé avoir contacté un mariage le 26 mars 1999 à Bukavu. De cette union née quatre enfants. Contre toute attente, son mari l’a amenée à Kinshasa avant de ll’abandonné à son triste sort.

         A l’issue d’une procédure judiciaire en divorce, le juge du tribunal de paix de Matete a ordonné au mari de trouver une résidence pour la femme, de prendre en charge la pension alimentaire des enfants pour une valeur mensuelle de deux cents dollars américains d’en assurer la garde.

         Décision qui n’a pas satisfait Mme Chakupewa. Pour elle, la résidence lui accordée par le pasteur Muteba n’est qu’une construction en tôle,  loin de la rivière kalamu. Abris qui lui expose à divers intempéries et maladies.

         Aussi, il n’est pas normal qu’on accorde au pasteur la garde des enfants. Car il a l’habitude de quitter la maison à 6heures du matin et n’y revenir que tard dans la nuit voire même passer la nuit à l’église, laissant ainsi les filles mineures seules dans la maison. Demande aussitôt rejetée par le conseil représentant les intérêts du pasteur Muteba Mukulu. Dans ses affirmations, il a reconnu l’union intervenue entre son client et Mme Lubako en 1999 et a estimé qu’il faut confirmer l’œuvre du 1er juge en déclarant cet appel irrecevable pour défaut de production de l’expédition pour appel ainsi que le manque d’objet et d’intérêt. Car, c’est le 2 juillet 2012 que Mme Lubako a quitté volontairement le toit conjugal,malgré les tentatives de négociation au niveau familial. Pasteur de son état Muteba Mukulu, dans le souci de se remarier, a initié une action en divorce devant le Tribunal de paix de Matete. A la suite des préalables soulevés par Mme Lubako, le tribunal a pris un jugement  avant-dire droit confirmant la garde des enfants, la charge de la pension alimentaire des enfants et l’obligation de trouver une résidence à la femme à M. Muteba. Etant sans résidence, le tribunal ne pouvait accorder de résidence à la femme. Pour ce qui est de la charge de trouver une résidence pour la femme, cela a été fait. Il n’est pas normal que Mme Lubako conteste la résidence qui lui a été accordée et recherche une résidence luxueuse.  Prenant la parole pour donner son réquisitoire, l’officier du ministère a dénoncé la violation des articles 144 et 145 du Code de procédure civile.

         Article qui énonce que même au degré d’appel, la consignation est obligatoire et reste un préalable. Étant donné qu’aucune des parties n’a consigné, c’est un non procédé. Réquisitoire qui a conduit à la clôture des débats par le tribunal pour un jugement à prononcer dans le délai.

Yves Kadima

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