TGI/Matete : un beau-frère assigné pour extorsion de signature

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Siégeant le lundi 20 mai 2013, le tribunal de grande instance de Matete a statué sur un conflit entre deux beaux-frères par alliance. Il s’agit d’Evariste Panzu et M. Bandjo, accusé pour extorsion. Représenté par ses avocats conseils, Evariste Panzu s’est marié dans la même famille que Bandjo. Vu les relations familiales les unissant, Evariste Panzu a contracté en 2005 une importante somme d’argent auprès de son beau-frère.

         Alors que le remboursement tardait à être exécuté, Bandjo a contraint son rival à l’aide d’une machette à signer un document fixant les modalités de remboursement. Raison pour laquelle, il exige sa condamnation par le tribunal pour les faits commis. Affirmation et demande rejetée non seulement par Bandjo mais aussi par l’officier du ministère public. Pour Bandjo, assisté de son conseil, aucune menace n’a été exercée au moment de la signature de l’acte de reconnaissance.  Vu leurs relations familiales, toute la procédure a été faite en présence des membres de cette famille.

         En contractant la dette Evariste Panzu s’était engagé à s’acquitter deux semaines après. Contre toute attente, cela a pris des années. C’est ainsi qu’en 2009, il refait en vain la promesse de se conformer à ses exigences. Raison pour laquelle le tribunal de grande instance de la Gombe avait été saisi afin que justice soit rendue, a soutenu la partie défenderesse. Mécontent du dossier ouvert contre lui, Evariste Panzu se plaint d’être victime d’extorsion. Pour sa part, l’officier du ministère public qui a déclaré irrecevable l’action initiée par  le demandeur  ainsi que l’acquittement du prévenu, a soutenu qu’aucune preuve matérielle n’atteste l’infraction d’extorsion retenue contre le prévenu. Poursuivant dans son réquisitoire, l’organe de la loi a aussi relevé le fait que tous les témoins à charge et décharge ont été incapable de soutenir les faits reprochés au prévenu. Répliquant au réquisitoire du ministère public, Evariste Panzu oubliant le principe de l’unicité de ce corps, a estimé que c’est par ignorance du contenu du dossier que cet avis est donné.  Quant à la non confirmation des faits par les témoins, le conseil de Panzu a imputé cette attitude au caractère  qu’il estime sanguinaire de Bandjo.

         A ces mots, le tribunal qui a clos les débats, a promis de rendre un jugement dans le délai légal.

Yves Kadima

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