TGI/Gombe : un ex-directeur du Groupe4 devant la barre pour détournement

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Au cours de l’audience publique d’hier mardi 26 mai 2015, les avocats de la société de gardiennage dénommée « GS4 ou Groupe4 » ont soutenu que leur cliente a subi des préjudices énormes, dans la mesure où elle s’est vue dans l’obligation d’engager des avocats pour défendre ses intérêts dans la présente cause.

Ils ont fait savoir que la société GS4 avait licencié régulièrement  l’agent Maninga pour avoir facilité, en sa qualité de directeur, le détournement d’une somme de 1.500.000 dollars de la société logés à la BCDC à Kananga, en date du 5 mai 2012. Selon eux, il se fait passer pour un innocent, alors qu’il connaît les tenants et les aboutissants de cette malversation. Il avait désigné des convoyeurs avec des chauffeurs pour opérer ce vol. Autrement dit, il avait porté l’aide indispensable à l’opération.

            Il s’était autoproclamé directeur alors que cette fonction ne lui avait jamais été attribuée. Il soutient également avoir travaillé pendant 8 ans au sein du Groupe 4 (depuis 2004), alors que l’entreprise n’existait pas encore en 2004 ! C’est plutôt en 2008 qu’elle avait démarré ses activités.

            En outre, il avait saisi l’inspecteur du Travail avec des fausses déclarations. Il s’est fait établir frauduleusement un procès-verbal de non conciliation, en versant dans le dossier un document d’un inspecteur de travail, lequel document démontre que la société Groupe4 avait reçu trois invitations. Ce qui n’est pas vrai, et cela constitue un défaut de convocation.

En réplique, le prévenu a clamé son innocence. Il a soutenu qu’i n’est impliqué ni de loin ni de près dans cette affaire. Avant de marteler qu’il avait même engagé des poursuites judiciaires contre ce réseau mafieux jusqu’à ce que la société le place dans l’incapacité d’œuvrer. C’est-à-dire il avait été bloqué pour ne pas déceler ledit réseau. Son ex-employeur n’a jamais initié des contre-enquêtes depuis lors jusqu’à ce jour.

C’est seulement suite à sa plainte devant le juge du travail, après son limogeage, que le Groupe 4 a dû saisir la justice pour empêcher l’éclatement de la vérité. Et pourtant, soutient-il, c’est grâce à ses enquêtes qu’on a pu arrêter un des complices. Son rôle au sein de Groupe 4 était de prendre des contacts et de coordonner le travail.

Concernant le détournement,  il ne connait rien. C’est la société qui l’avait converti de plaignant  en prévenu tout simplement parce qu’il avait saisi le juge du travail.

Murka