TGI/Gombe : cinq agents de la SCPT poursuivis pour détournement d’un colis

0
109

scpt_ocpt_rdc_batiment_bd_30_juin_500pxBuetula, Malenga Minga, Pele peko, Masangu Musangu et Suzanne Tshalanga, agents à la Société Congolaise de Postes et Télécommunication (SCPT) ont été traduits devant le Tribunal de Grande Instance de Gombe sous le RP 21.663/879, par Mme Mujinga Ntumba Marie-Josée, pour faux en écriture, usage de faux et détournement de son colis postal d’une valeur de 6.900$, en provenance des USA via la Belgique.

L’instruction de cette affaire est passée hier lundi 28 juillet 2013, dans la chambre IV. Le tribunal a renvoyé au 5 août 2013 cette cause pour entendre les témoins et plaidoirie.

Les cinq prévenus précités sont poursuivis selon l’acte d’accusation du ministère public, pour avoir en 2011 détourné au préjudice de Mme Marie-Josée Ntumba Mujinga le colis postal contenant des effets de la dot, en provenance des USA. Parmi ces biens, on signale 2 douzaines de chaussettes, trois costumes et chemises homme, trois pagnes super, etc. Ces effets ont coûté 6900$.

Pour compléter la requête aux fins de fixation de l’organe de la loi, les avocats de la plaignante Ntumba Mujinga Marie Josée ont révélé que  ledit colis pesait 29.2 kg avant qu’il ne soit expédié à Kinshasa, selon les balances des USA et la Belgique. Mais une fois à Kinshasa les agents de la SCPT sus indiqué s’étaient arrangés pour détourner ledit colis portant préjudice à la plaignante. Ils ont soutenu que leur client n’est jamais entré en possession de son colis. Ils ont ajouté que ce colis était accompagné d’un bordereau d’envoi qui avait repris tous les biens.

En réplique, les avocats de Pele Peko, Malenga, Buetula et de Masangu ont plaidé non coupable pour le compte de leur clients. Ils ont estimé que ces derniers ne sont pas auteurs  des faits mis à leur charge parce qu’après avoir reçu le colis, ils  l’avaient envoyé à la prévenue Suzanne Tshaene car ledit colis était destiné à son agence de Bandal communément appelé Kin-13. C’est elle qui devait accusé réception puis le remettre au destinateur.  Les mêmes avocats ont ajouté que leurs clients ne savent rien dans ce dossier parce qu’eux avaient seulement pesé le colis la suite c’est Suzanne qui doit la connaitre. Ils ont en outre indiqué qu’il y a contradiction entre l’acte d’accusation du ministère public et la citation aux prévenus. Il y a inégalité  parce que le ministère public reproche aux prévenus trois infractions à savoir, détournement, faux en écriture et son usage. Alors que l’exploit d’instance n’a fait qu’à l’ infraction de détournement.

En ce qui concerne la prévenue Suzanne, elle a rejeté en bloc le fait lui reproché et  estimé qu’il y a le flou dans le chef des précités parce qu’elle n’a jamais vu le fameux colis et n’a jamais accusé réception.   Elle a fait savoir au tribunal que les prévenus précités travaillent à la direction générale de la SCPT sise à la Gombe. Et elle s’occupe de la livraison des colis dans la sous-région de la circonscription de Bandal. Le colis qui fait l’objet du litige ne lui est jamais parvenu. Pour compléter l’avocat  a martelé que son client n’a jamais signé le bordereau de livraison ni  accusé réception sur un document.  Il a également a plaidé non coupable pour le compte de sa cliente.

Murka

LEAVE A REPLY

*