TGI/Gombe : bras de fer entre un beau-frère et sa belle-sœur pour la succession

0
45

 

Le Tribunal de Grande Instance de Gombe a instruit en l’audience publique d’hier lundi 28 mai 2012, à la chambre II, une requête aux fins de fixation qui oppose Tshibala Senga à sa belle-sœur Gracia Mbongi. Celle-ci est accusée de vol et menace de mort. La cause sous examen est enregistrée sous RP 20.485. La prochaine séance est programmée pour le 11 juin 2012  en vue de faire comparaître les témoins.
En effet, le tribunal avant d’adresser la parole à la partie plaignante a d’abord invité le ministère public en tant que partie au procès à faire le résumé des faits reprochés à la citée Mbongi Gracia. Dans son exposé, l’organe de la loi a indiqué que la prévenue est poursuivie par son beau-frère Tshibala Senga pour avoir soustrait en date du 2 août 2010 plusieurs biens en l’absence de son défunt mari Tshibangu.
 Leur valeur globale est estimée à 20.000 dollars. Il s’agit notamment des ordinateurs portables, voiture, télévision,  appareils électroménagers, meubles, argent, etc. Il a renchéri qu’au-delà de l’infraction de vol il y a aussi menace de mort qui a causé préjudice à son regretté mari. 
 
Second à intervenir, Tshibala Senga, par le canal de ses avocats a martelé que la citée est une mauvaise femme. Lorsque son défunt mari Tshibangu avait  voyagé pour Moanda avait laissé sa mère et son neveu dans sa maison. Quelques temps après il apprendra que ces derniers étaient maltraités par son épouse Gracia Mbongi et tous les effets de la maison étaient emportés toujours par cette dernière. C’est ainsi que le défunt avait saisi le Tripaix/Gombe pour le divorce. Mais alors que la procédure de divorce était pendante sa femme commençait a lui envoyer des messages de menace de mort. C’est ce qui avait causé sa mort précoce. Il a demandé la restitution de tous les biens du frère de leur client.
A son tour, la citée par le biais de ces conseils a soutenu que les faits tels que rapportés par les avocats du citant ne sont pas vrais. C’est juste une façon d’étouffer la vérité. Ses conseils ont rappelé à l’auguste tribunal que leur cliente est contractante d’un mariage civil avec feu Tshibangu depuis 2008.  Les deux conjoints s’étaient unis sous le régime de la communauté des biens réduits aux acquêts. Une année après leur union, son époux l’avait abandonné sous la pression de sa mère qui ne voulait pas d’elle. Il s’était remarié avec une autre femme dans une autre commune. Ledit mari lui avait menti qu’il partait en voyage et pourtant ce n’était qu’un prétexte. Après avoir été abandonnés leur bailleur s’était rendu à la nouvelle adresse de son mari pour lui demander le loyer. Lorsqu’il est arrivé sur place, Tshibangu lui dira qu’il ne va plus habiter avec la citée jusqu’à ce qu’elle se soumette aux rites coutumiers. Et leur cliente une fois informée de la nouvelle elle était troublée psychologiquement et avait saisi la police contre son mari pour abandon de foyer. Ils ont affirmé que contrairement aux allégations de la partie adverse leur cliente s’occupait très bien de sa belle-mère qui était diabétique. Elle ne l’a jamais maltraité moins encore le neveu de son mari. Ils ont en outre indiqué que Gracia Mbongi avait tout amené parce que son bailleur tenait à placer un nouveau locataire étant  qu’elle était devenu incapable de payer le loyer. « Si aujourd’hui mon mari n’est plus, c’est parce qu’il était mal entretenu par sa deuxième femme.  Lorsque j’ai quitté sa maison, il faisait 8 heures du matin. C’est n’était pas la nuit ni en cachette. C’était en présence de ma belle- mère et de beau-frère», a dit la citée.
Le tribunal a  renvoyé l’affaire à deux semaines pour faire comparaître les témoins qui ont vécu l’événement. Il s’agit du bailleur Bob et du neveu du défunt.
 
Muriel Kadima

LEAVE A REPLY

*