Territoire de Tshikapa : le bourgmestre de Kamonia devant des défis majeurs

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A la tête de Kamonia, l’une des communes du territoire de Tshikapa, province du Kasaï occidental, se trouve actuellement un nouveau bourgmestre, en la personne de Jean Leki. Ce cadre de la territoriale choisi pour ses compétences et ses grandes qualités humaines, et surtout pour raison d’efficacité, a été installé dans ses fonctions, le jeudi 18 juin dernier, par le vice-gouverneur du Kasaï occidental chargé des questions administratives.

Celui-ci a indiqué que la décision de nomination de Jean Leki a été prise par les autorités provinciales, à la suite de conflits entre les communautés qui risquaient de prendre une ampleur insoupçonnée pouvant entraîner des dégâts humains et matériels importants.

En dehors de ce problème, Kamonia doit rejoindre le train du développement dont la locomotive continue son bonhomme de chemin, même s’il a ralenti sa vitesse et est obligé de s’arrêter à certaines gares. L’on sait en effet, que la commune de Kamonia était délaissée depuis des décennies, au point que la route principale qui mène vers Tshikapa, toujours dans un état déplorable, exigeait d’importants travaux de réhabilitation. Il en est de même des routes de desserte agricole devant relier les centres de production agricole des environs aux centres de commercialisation et de consommation, étaient presque effacées de la carte. Le délabrement avancé de ces infrastructures requiert des travaux de construction de nouvelles routes, afin d’encourager les transporteurs à effectuer des navettes entre cette commune et Tshikapa et Kananga.

Jean Leki, qui tient à marquer son mandat, du signe du renouveau, devrait prendre à cœur cette équation d’infrastructures qui depuis des années, inquiète la population locale.

L’intéressé, qui n’espère pas réaliser un miracle, estime que si des moyens lui sont donnés, il sera en mesure de relever bon nombre des défis. A ce sujet, il compte énormément sur le soutien de la province.

Il y a aussi l’épineux problème des infrastructures scolaires et sanitaires. Selon des échos qui nous sont parvenus, les établissements scolaires de cette contrée construits avec des matériaux locaux et rudimentaires, n’offrent pas le confort voulu pour abriter les écoliers de tous les niveaux. On signale aussi qu’attirés par le diamant, les jeunes ont déserté les écoles, préférant se livrer à l’exploitation artisanale du diamant qui à une certaine époque, rapportait beaucoup.

Quant aux infrastructures sanitaires, Kamonia fait figure de parent pauvre depuis des lustres. Pourtant, il est devenu un grand centre où le commerce du diamant tend à supplanter les travaux agricoles. Quelques petits comptoirs de diamants y ont ouvert leurs portes, même si la baisse des cours de ces pierres précieuses est pour beaucoup dans la baisse de leurs activités. Pas une structure médicale viable pouvant répondre aux attentes de la population, en matière de consultations médicales, des examens spécialisés, d’interventions chirurgicales, d’hospitalisation et d’approvisionnement régulier en produits pharmaceutiques. La plupart des cas médicaux majeurs enregistrés dans cette commune, sont toujours canalisés vers Kananga ou Kinshasa.

Jean Leki qui s’est bien renseigné avant d’aller occuper ses fonctions, sait qu’il n’aura pas la tâche facile pour doter sa commune, d’un centre médical de référence outillé pour assurer la prise en charge des cas difficiles de maladies. Avec la détermination qu’on lui reconnaît, l’homme entend sensibiliser les autorités provinciales, ainsi que les partenaires techniques et financiers du gouvernement central, afin de combler le vide dans le domaine sanitaire.

J.R.T.