Tensions politiques et sécuritaires en RDC : une Ong tire la sonnette d’alarme

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La Synergie des Associations des Jeunes pour l’Education Civique, Electorale et la Promotion des Droits de l’homme au Congo (SAJECEC) a choisi la date du 14  juillet 2014 et le siège du Rodhecic  pour donner sa position sur la situation préélectorale en RDC.  Datée du 10 juillet 2014, cette prise de position a été livrée à la presse par  Me Kalegamire, son responsable numéro un.

Il a été donné d’apprendre que cela entre dans  le cadre de la campagne sur le civisme sécuritaire électoral, initié par ce réseau, pour permettre à la RDC d’avoir des élections apaisées.

Il est demandé à la classe politique de ne pas prendre prétexte de ses divergences d’approche au sujet du calendrier électoral pour verser dans des antivaleurs telles que la haine tribale et ethnique, voire dans des actes de violence.

A l’occasion, il est rappelé aux Congolais que le pays reste sous la menace d’une énième agression étrangère.

Le gouvernement, indique-t-on, doit respecter la Constitution et bien gérer les provocations rwandaises, angolaises et brazzavilloises envers le pays, doter la CENI des moyens conséquents  pour lui permettre de mener à bon port les scrutins de 2015- 2016.

L’opposition congolaise est appelée à faire preuve de maturité dans l’exercice de ses activités civiques. SAJECEC attend de la jeunesse qu’elle s’approprie le concept de « sécurité participative » et du Parlement qu’il vote dans le délai les lois nécessaires à la tenue des élections de 2015-2016.

La CENI a l’impérieux devoir de corriger les couacs observés jusqu’ici et les services de maintien d’ordre l’obligation de renforcer les dispositifs sécuritaires aux niveaux des frontières avec les pays voisins.

Le concept « sécurité participative » doit retenir l’attention des gouvernants, des éléments acquis au maintien de l’ordre  et  des gouvernés, lit-on.

 Me Chérubin Mwenelwata, Secrétaire exécutif de SAJECEC a souligné la persistance des foyers de tension en RDC avec la présence de quelques mutins en Ouganda, des groupes armés au Kivu,  des éléments séparatistes au Katanga, des rebelles de l’ ADF/Nalu au Nord-Kivu, des Mbororo en Province Orientale, l’afflux des réfugiés centrafricains et la relocalisation des FDLR à l’Equateur, les expulsions des Congolais de Brazzaville avec le risque d’éventuelles infiltrations…

Les Congolais ont  intérêt à être prudents et unis, a précisé Mokili Matabishi, directeur du réseau cité.

 Jean- Pierre Nkutu

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