Témoignages sur Ndombe Opetun

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Ndombe Opetum est l’un des artistes musiciens à avoir marqué de son empreinte l’histoire de la musique congolaise. Mélomanes, artistes musiciens, acteurs politiques de la RDC et d’ailleurs,  ont livré des témoignages sur l’illustre disparu. 
 
                  Un homme sympathique
 
Appelé à parler du disparu, Jean Goubald a dit que jadis, il faisait le « ngembo (ndlr) les jeunes gens qui grimpait sur un arbre pour suivre des concerts » pour assister  aux prestations scéniques de Ndombe. Et d’ajouter à notre intention  qu’Opetum  était très sympathique. Il était correct avec tout le monde. Avec lui, on ne sentait pas qu’on avait affaire à un aîné.
 
                   Un homme de courage
 
Luzanga Shamandevu, acteur politique bien connu, a déclaré le dimanche  27 mai 2012 sous le choc que le disparu faisait la fierté de Kikwit. Ndombe et Sawa ( un de ses proches) , jouaient ensemble dans « Super Fiesta » de Kikwit.
Quand  il est entré dans Afrisa puis dans  l’OK Jazz, moi et des journalistes comme Eddy Mavomo étions restés proches de Paul.
 Et Luzanga Shamandevu d’ajouter : « Il avait le courage de dire parfois non à son employeur Luambo ».
 
Un mentor 
  
Un concours des circonstances a fait qu’à la création de Wenge Maison Mère, Baby Ndombe et Tshienda Adikey ( Lacoste )  vivent ensemble à Lemba.
Lacoste a  été amené à côtoyer souvent  Ndombe Opetum le géniteur de Baby. Les sociétaires de Maison Mère recouraient d’ailleurs au compositeur de « Youyou » pour résoudre certains problèmes qui se posaient dans leur  groupe.
Lacoste a retenu de Ndombe : « Mon fils, ne cherche pas à brûler les étapes. Faire de la musique en RDC, n’est pas chose facile. Ceux qui ont le succès en un temps record ne tiennent pas longtemps. Et  quand ils connaissent le revers de la médaille, souvent ils  ne se relèvent pas. Fais donc gaffe mon fils ».
Christian Kimbukusu « Dakumuda » a quasiment abondé dans le même sens. Pour le numéro un de Laviniora Esthétique, le disparu était pour lui comme un papa. Car, a-t-il dit, son géniteur et le défunt étaient très liés. Et de préciser que le jour où Ndombe a su qu’il était musicien, il lui a donné de sages conseils. En somme, il lui a demandé de bosser dur pour espérer se faire un jour une place au soleil.
 
               Un  précieux collaborateur
 
En sa qualité de numéro un de Bana OK, Lutumba garde de Ndombe l’image d’un précieux collaborateur, mieux d’un « complice » avec qui il est resté longtemps. Invité  du   dimanche, de la RTNC, Lutumba s’est rappêlé l’époque où Luambo lui avait fait part de son souci d’intégrer des artistes du style Fiesta dans OK Jazz. «  Nous  en avons longuement parlé », a-t-il souligné.
Quand Opetum intégra OK Jazz, Lutumba  fit tout  pour l’aider à s’adapter à ce nouveau milieu. 
Il a affirmé  avoir mis du sien dans « Nzela ya Bandundu », la première chanson de Ndombe dans OK Jazz.
« Le disparu a laissé des empreintes partout où il est passé. Son épouse et la mienne  sont aujourd’hui en Europe et s’entendent très bien.  Le défunt et moi avons longtemps vécu ensemble à Lingwala. Ma douleur est trop grande.  Je ne saurai pas composer une chanson pour le pleurer. Je n’ai pas pu le faire avec Franco. Je suis inconsolable »
 
            Programmes des obs»ques
 
Le Phare a apris, de source proche de la famille, qu’en commun accord avec les autorités tant nationales qu’urbaines, il a été convenu que la dépouille mortelle de Pépé Ndombe Opetum sorte de la morgue de la Clinique Ngaliema le vendredi 08 juin 2012. Après une brève escale à son domicile, dans la commune de Bandalungwa, elle sera exposée au stade des Martyrs, pour les derniers hommages. L’inhumation interviendra le samedi 09 juin au cimetière Nécropole à Kinkole.
 
Jean- Pierre Nkutu

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