Télécommunications : fibre optique : la RDC enfin à jour !

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images (3)Après maints rendez-vous manqués, avec parfois des descentes sur le terrain du ministre des PT-NTIC Postes, télécommunications et nouvelles technologies de l’information et de la communication), la fibre optique devient enfin une réalité en République démocratique du Congo.

            Son inauguration est intervenue, ce lundi 8 juillet à Muanda dans la province du Bas-Congo où la station d’atterrage est construite, en présence du chef de l’Etat, du premier ministre, ainsi que de nombreux membres du gouvernement central et provincial.

            Avec l’inauguration de cet outil de technologie de pointe dans le secteur des télécommunications, qui était d’ailleurs déjà en vogue dans nombre de pays d’autres Etats d’Afrique, les Congolais peuvent aussi goûter dès aujourd’hui à cette manne technologique dont ils étaient longtemps privés pendant que leurs voisins immédiats, y avaient déjà accès.

            De même, il y a moyen d’espérer que les opérateurs GSM et Internet pourront revoir à la baisse les tarifs de leurs produits qui n’étaient, il faut le dire, à la portée du grand nombre.

            A l’inauguration, le ministre des PT-NTIC Tryphon Kin-Kiey Mulumba, a souligné dans son discours de circonstance que la station d’atterrage de Muanda est l’une des plus grandes du système du câble sous-marin Wacs.

On indique qu’avec la station d’atterrage de Muanda en RDC, ce constructeur offre actuellement la connexion à la fibre optique à 13 pays en Afrique. La fibre permet, par ailleurs, d’avoir une large bande de diffusion de données internet à haut débit.

En ce qui concerne l’équipement, c’est la firme française Alcatel qui s’en est chargé.

Quant au coût, tous les travaux de construction et d’équipement s’élèvent à 60 millions de dollars américains décaissés par le trésor public. Le réseau s’étendra sur 40.000 kms à travers le pays.

A qui reviendra la gestion de la fibre optique ?

            Naturellement, la gestion que devrait revenir de droit à l’entreprise de l’Etat, en l’occurrence la SCPT (Société congolaise des postes et télécommunications, ex-OCPT). Mais, on a assisté à des tractations terribles avant d’en arriver à l’étape de l’inauguration.

            Pour les opérateurs GSM, la gestion de la fibre exige plus de moyens et d’hommes formés à la nouvelle technologique. La SCPT n’a pas à se soucier de l’expertise de ses ingénieurs dont certains venaient de subir une formation au pays et à l’étranger. En plus, pour les travailleurs de la SCPT longtemps clochardisés, la fibre optique est considérée comme une manne pour le redécollage de leur entreprise qui pourra ainsi relancer la compétitivité avec les privés.

            Des réunions ont été tenues sous la supervision du ministre des PT-NTIC pour qu’on trouve des mécanismes appropriés de gestion de la fibre optique. Cependant, aucune solution n’a été dégagée jusqu’à ce jour. Le dossier était ramené au niveau du chef du gouvernement.

            Avec la phrase prononcée hier à l’inauguration par le ministre Kin-Kiey, à savoir «mettre en place un mécanisme de gestion qui puisse être bénéfique pour le peuple congolais et pour les opérateurs», cela présage qu’une option définitive n’est pas encore dégagée.

            Il importe de signaler que la place de Grand Poste était envahie dans l’après-midi d’hier par des travailleurs qui scandaient des chants de joie en signe de souffle retrouvé par la SCPT pour son redécollage.

            On espère que le gouvernement prendra ses responsabilités pour d’une part préserver les intérêts de l’Etat congolais par la relance des activités de la SCPT, et d’autre part faire en sorte que les opérateurs GSM soient mieux servis en vue de leur permettre d’offrir aux Congolais un service de qualité tant réclamé.                       Dom 

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