Taxe IDEF : les précisions de la RVA

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Le week-end dernier, certaines compagnies aériennes dont  Kenya Airways, Ethiopian, SAA, ont connu un retard allant de trente minutes à une heure, de décollage de leurs avions de l’aéroport international de N’Djili. Et pour cause : le refus d’incorporer dans le coût de leurs billets l’IDEF, entendez la taxe de redevance pour le développement des infrastructures aéroportuaires. Une taxe instaurée en avril 2009, par la Régie des voies aériennes (RVA) en vue de relever le défi de la modernisation de cinquante-neuf aéroports que compte la République démocratique du Congo. 

            Ce retard avait préjudicié certains passagers qui devaient prendre d’autres avions de correspondance à Paris et autres pays de l’espace Schengen. 

La rébellion des compagnies aériennes internationales

            Face à ce qu’il convient d’appeler la rébellion des compagnies aériennes internationales, la RVA, par la voix de son directeur des aéroports, Michel Landelle, a tenu à y apporter certaines précisions.

            L’incorporation de l’IDEF dans le coût du billet des passagers a été décidée par le Premier ministre, Adolphe Muzito, dans sa note du 04 novembre 2010 adressée à la ministre du Portefeuille. Au-delà de cet aspect administratif, le directeur Michel Landelle a fait observer que l’incorporation de l’IDEF au coût du billet évite aux passagers la multiplication des lieux de paiement. Cela répond également aux recommandations des bailleurs des fonds.

            A la RVA l’on s’interroge sur les vraies motivations de ce refus. Est-ce une rébellion des compagnies aériennes internationales contre le gouvernement congolais ? D’autant plus que la décision émane du Premier ministre. Et la RVA, contrairement à ce que pense le commun des mortels ne fait qu’appliquer les instructions de l’Etat. .

            Le directeur des aéroports est estomaqué de constater que les Congolais veulent des omelettes tout en refusant des casser les œufs. Ils se plaignent de la l’état de vétusté des infrastructures aéroports, mais tergiversent sur la taxe de l’IDEF. Celle-ci, a-t-il renchéri, a permis la délocalisation du pavillon présidentiel, condition sine qua non de la réhabilitation de l’aéroport international de N’Djili. Elle également ouvert les portes à ce don  de 150 millions des dollars américains de la Banque africaine de développement (BAD) et celui de 10 millions de la Banque mondiale, pour la réhabilitation des aéroports internationaux de N’Djili dans la ville de Kinshasa, de la Loano à Lubumbashi et de Bangoka à Kisangani. L’IDEF permettra la réhabilitation progressive de nos aéroports éparpillés à travers le territoire national. 

 Les ministères du Portefeuille et des Transports à couteaux tirés !

            Qui entretient la confusion au sujet de l’IDEF ? En dépit de la lettre du Premier ministre, certaines compagnies aériennes internationales disent n’avoir pas encore reçu des ordres de leur tutelle, à savoir le ministère des Transports. Peut-on, alors, parler du dysfonctionnement au sein du gouvernement ? Nous y reviendrons.

Michel LUKA

 

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