Le Synamed décrète un deuil national du 4 au 6 mai 2017

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Le Bureau exécutif du Synamed (Syndicat national des médecins) se dit
très préoccupé face à la situation récurrente d’insécurité dont sont
victimes ses membres depuis un certain temps. Cette structure
associative a condamné fermement les trois récents assassinats dont
ont été victimes ses membres alors que ces derniers ont pour
principales missions de sauver et protéger la vie humaine. Au rang de
ces disciples d’Hippocrate, on cite Dr Gildo Byamungu Magadju, Dr
Bertin Mwamba Tshibitshabu ainsi que Dr Van Mbuyi.

Le premier est médecin directeur de l’hôpital de Kasenga à Uvira au
Sud Kivu, le second, ancien médecin chef de zone de santé de Kamuina
décédé depuis le 13 avril dernier à 25 km de Tshikapa et le dernier,
tué et ensuite coupé en morceaux dans sa résidence le 23 avril 2017.
C’est dans ce cadre qu’il sera organisé prochainement un deuil
national de 72 heures. Ce programme a été rendu public lors du point
de presse du 29 avril 2017 par les membres du Synamed à Kinshasa qui,
d’autre part, ont estimé que de tels actes sont inacceptables, se
demandant en même temps qu’ont fait ces médecins pour subir de telles
atrocités.  Cela avant d’ajouter que le médecin de part sa profession,
n’a jamais eu de coloration politique et ni religieuse.
Le bureau s’est indigné de constater que les forces en conflits
prennent des médecins pour cibles, alors que ces derniers ont opté de
servir loyalement la population dans les zones à risques.
Et depuis l’ex-Zaïre, aucun gouvernement n’a pu payer les frais
funéraires en faveur des médecins des services publics et moins encore
des décomptes finaux aux membres des familles éprouvées.
Face à cette situation, le bureau a demandé au gouvernement de la RDC
de diligenter une enquête sérieuse devant aboutir à dénicher les
responsables de ces actes et leur présentation au niveau des instances
judiciaires, mais aussi de renforcer la sécurité du peuple congolais
en général et de manière spéciale, celle des médecins œuvrant dans les
zones à risques.
Enfin, le bureau du Synamed a tenu à préciser que ce deuil n’est pas
décrété contre la population. Les urgences et les rôles de garde
seront assurés.

Melba Muzola