Surveillance des forêts : la RDC s’active

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foret C’est dans le but de combler le déficit lié au suivi des forêts conformément aux normes de la REDD+ ( Réduction des émissions de gaz à effet de serre) et de doter les pays de la COMIFAC (Commission des forêts d’Afrique centrale) d’un système de surveillance des forets que s’est tenu l’Atelier national de validation du Plan d’Action pour la mise en œuvre du Système national de surveillance des Forêts (SNSF) de la RDC.

            Cette activité a eu lieu le vendredi 25 juillet 2014, en la salle de conférences Okapi de l’Hôtel Venus, dans la commune de la Gombe.

Organisée par la coordination nationale REED+, en collaboration avec le secrétariat général à l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme, elle a eu comme but de présenter ce plan d’Action, de discuter de la pertinence des ses différentes sections, de le valider.

            Cet atelier a connu la présence de plusieurs personnalités dont le représentant de la FAO en RDC Ndiaga Gueye, du représentant du SG du Mecnt, Sébastien Malele, du coordonnateur de la CN-REDD  RDC, Victor Kabengele, des  représentants de parties prenantes au processus REDD+ (structures  gouvernementales, société civile, instituts, etc).

            Dans son mot de bienvenue, Ndiaga Gueye a annoncé que cet atelier a été rendu possible grâce à l’appui financier du Fonds Forestier du Bassin du Congo (FFBC), à travers le projet de la COMIFAC, mieux connu sous le nom de «Projet MNV»mis en œuvre par la FAO.

            Il a précisé qu’une bonne connaissance de la dynamique des peuplements et des écosystèmes forestiers est nécessaire pour l’atteinte des objectifs de conservation et de gestion durable des forêts.

            Le représentant de la FAO a précisé que la connaissance de ces informations demeure capitale dans le cadre des progrès réalisés dans la gestion durable des ressources, ainsi que des menaces qui les guettent.

            Et pour mieux expliciter ce qu’est un projet SNSF, Ndiaga Gueye a rappelé que les pays signataires de la convention-cadre des Nations Unies(CCNUCC) s’étaient résolus à promouvoir les activités REED+ dans les pays en développement par la réduction des émissions causées par la déforestation des forêts, la conservation, la gestion durable, ainsi que l’amélioration des stocks de carbone forestier.

Le représentant de la FAO a indiqué que pour y parvenir, la RDC devra poursuivre le travail qu’elle a entamé avec l’appui du programme ONU-REDD et la FAO pour développer la SNSF à travers ses trois piliers déjà opérationnels au sein du ministère à savoir :

            Le système de surveillance des terres par Satellite(SSTS), l’Inventaire forestier national (IFN), l’Inventaire des gaz à effets de serre (I-GES).

            Ndiaga Gueye a fait savoir que ce document est une analyse détaillée des ressources humaines, matérielles, financières et des technologies nécessaires pouvant développer de manière durable le SNSF, dans le cadre du mécanisme REDD+.

            Pour sa part, Salomon Malele a rappelé que cette validation était capitale pour l’avenir de nos forêts puisque disposer d’un système performant et opérationnel de surveillance des forêts, demeure à la fois un défi et une ambition.

            Il a soutenu que ce plan est le fruit d’un travail d’équipe. Aussi, il s’est saisi de cette occasion pour annoncer que plusieurs activités sont envisagées, afin d’obtenir des résultats plus efficaces, tels que la sensibilisation de la REDD+ et l’IFN à l’échelle nationale, l’élaboration de la méthodologie de l’IFN et le développement du manuel et des fiches de terrain, le recrutement et la formation du personnel national chargé de l’exécution de l’IFN, la décentralisation de la DIAF,…

            Signalons que plusieurs exposés ont été livrés au cours de cet atelier de validation pour mieux s’imprégner du contenu de ce document. Ce plan d’action qui a été validé par les participants, s’étale sur une période de 4 ans, soit de 2015 à 2018.

 

Melba Muzola

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