Suite aux menaces de mort contre le Bâtonnier National Mbuyi Mbiye : le Président de l’Ordre des barreaux de Belgique saisit Joseph Kabila

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avocats_barre (1)Me Patrick HENRY, président de l’Ordre des barreaux francophone et germanophone de Belgique a adressé le jeudi de la semaine dernière, une lettre au Président de la République Démocratique du Congo, pour lui faire part des menaces de mort proférées par des inconnus à l’endroit du Bâtonnier National MBUY Mbiye Tanayi.  Avec copies pour information à Elio di RUPPO, Premier Ministre du Royaume de Belgique, et Didier REYNDERS, Ministre des Affaires Etrangères, Me Patrick HENRY déclare que « les menaces de mort trouveraient leur source dans la suspension, dans qu’il compte vous annoncer, avec d’autres, de ses activités de membre du Comité de Règlement des Différents de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics, comme suite à la violation, par le Gouvernement, d’une décision par laquelle le Comité a annulé le marché relatif au Guichet Unique du Commerce Extérieur ». Avant d’ajouter que « ces menaces atteignent toute la profession et constituent une atteinte aux libertés dont l’histoire renseigne qu’elles précèdent de peu des atteintes successives et graves aux libertés et à l’Etat de droit ». Le Président de l’Ordre des barreaux de Belgique demande au Président Joseph KABILA et à toutes les autorités politiques et administratives « de faire en sorte que le Bâtonnier National MBUY Mbiye Tanayi soit protégé et que de telles menaces deviennent très vite un mauvais souvenir sans lendemain ».

Pour sa part, le Bâtonnier National n’a pas pris à la légère ces menaces de mort à cause du ton utilisé par ces inconnus. En effet, dans la plainte contre inconnu qu’il a adressée le 14 octobre dernier à Mme Le Procureur Général près la Cour d’Appel de Gombe, Me MBUY Mbiye indique que c’est vers 16 heures 18, qu’il avait reçu un appel téléphonique dont l’interlocuteur lui demandait si c’était lui l’avocat. Ensuite, il lui a dit qu’il passerait le soir chez lui à la maison pour le tuer ainsi que tous ses enfants. En lui demandant de décliner son identité, son interlocuteur lui a rétorqué « biso ba criminels, biso ba malfaiteurs ».

Tout récemment, Me MBUY Mbiye et tous les autres membres du Conseil National ont été l’objet des menaces leur proférées par un groupe d’avocats non autrement identifiés, car portant des noms d’emprunt, mécontents de la décision prise par le Conseil National des Ordres des avocats renforçant les conditions d’éligibilité aux postes de membres de différents barreaux de la République. Pour ce faire et permettre ainsi aux différents candidats de préparer leurs dossiers, le Conseil National avait donc pris la décision de reporter à un mois la date des élections dans les onze barreaux de la République.

On rappelle qu’il y a près d’une année, Me MBUY Mbiye avait été l’objet des tracasseries au niveau du Parquet Général de la République à la suite d’une lettre signée par un nom d’emprunt l’accusant d’entretenir des relations avec le M23. Une équipe d’inspecteurs de la Police Judiciaire des Parquets procédèrent à des perquisitions à son cabinet et à son domicile privé avant d’emporter tous les ordinateurs dont ceux de son épouse et son fils. Il fut même interdit de quitter le territoire national avant que les enquêtes ne soient clôturées. Affaire à suivre.

Castro

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