Sud-Kivu : Légère baisse des déplacés

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« Le nombre des personnes déplacées internes a connu un léger  repli pendant le mois d’août au Nord-Kivu où il est passé de 1.131.568 en juillet à 1.083.518. L’on signale que près de 212.417 personnes déplacées sont retournées chez elles, dans les territoires de Masisi et de Rutshuru ». Cette information a été livrée hier par le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (Ocha), à l’issue du point de presse de la Mission des Nations Unies en RDC (Monuc).

 

            Selon les premières estimations en provenance de la province Orientale, précisément du Bas-Uélé et du Haut-Uélé, la tendance serait également à la baisse. Toutefois, la poursuite des opérations militaires dans le cadre de Kimia II au Nord-Kivu et au Sud-Kivu aggrave l’épineux problème de la protection de la population civile. Ocha signale cependant plusieurs cas d’exactions par des hommes armés, notamment des viols, pillages, incendies criminelles des maisons, prises d’otages, établissements de barrières illégales au Sud-Kivu. Par ailleurs, ces opérations militaires restreignent davantage l’espace d’intervention humanitaire et rendent difficile le travail d’assistance aux déplacés internes.

 

Persistance des violences sexuelles 

             Outre les exactions commises par des groupes armés, y compris par des éléments de l’armée régulière, sur la population civile, Ocha rapporte des cas d’agressions sexuelles sur des femmes sans défense. A titre illustratif, trois mineures âgées de 6, 10 et 14 ans ont été victimes de viol dans le groupement de Miti, en territoire de Kabare. Deux d’entre elles ont été référées au centre de santé de Murhesa pour des soins médicaux. Dans le groupement de Luhago, deux femmes ont été violées par des présumés soldats FARDC dans les localités de Chulwe et Irega.

            Ocha souligne que dans les territoires de Kabare et de Kalehe, les populations fuient des exactions des éléments rebelles hutus rwandais des FDLR. Ceux-ci incendient, pillent des maisons, et prennent des civils en otage contre paiement des rançons, tandis que dans le territoire de Mwenga, des jeunes civils sont forcés à transporter des effets militaires.

 

Tshieke Bukasa 

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