Succession Fuamba : la veuve se déclare co-liquidatrice, le fils conteste

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Veuve de son état, Mme Odia Fuamba a saisi le tribunal de grande instance de Matete pour obtenir un jugement avant dire droit ordonnant la suspension des travaux et l’arrêt des démolitions opérées par Jacques Akawa et Muntu Justin.  Demande qui doit s’exécuter sur les immeubles appartenant à la succession FuambaMuana Albert. C’est ce qui ressort de l’audience publique de la chambre du président sous le RC 27865.

            Représentée par son conseil, la Veuve Odia Fuamba a soutenu qu’à la mort de son mari, elle a été désignée co-liquidatrice de la succession avec son fils Fuamba Georges sous le RC 4363. Contre toute attente, elle a constaté la spoliation des biens de la succession par l’intervenant volontaire Ngindu. Et pourtant, cet intervenant volontaire qui est son propre complote avec sa marâtre pour nuire aux intérêts de la succession, a relevé la veuve Odia Fuamba.

            Jacques Akawa et Justin Muntu ont par contre estimé qu’il y a une mauvaise direction. La parcelle couverte par le certificat d’enregistrement volume AMA 36 folio 89 avec comme numéro cadastral 7089 de la circonscription du Mont Amba est occupée par la demanderesse Odia. Celle-ci est différente des autres concessions. En plus, mariée sous le régime de la séparation des biens, veuve Odia Fuamba n’est pas héritière. Le jugement qu’elle soutient avoir obtenu et qui lui confère la qualité de co-liquidatrice a été obtenu de manière frauduleuse, selon les défendeurs Jacques Akawa et Justin Muntu.

            Pour sa part, l’intervenant volontaire Ngindu, fils de la demanderesse Odia Fuamba, a déclaré à l’intention du tribunal que les parcelles querellées ne font pas parties de la succession. Elles ont été vendues du vivant du défunt. A ce jours, il n’y aucune preuve de la spoliation des biens par Jacques Akawa et consorts. Pour ce qui est de la qualité de Co-liquidatrice  réclamé par veuve Odia, aucun conseil ne s’est tenu pour lui attribuer une telle tâche.

            Répliquant aux déclarations de Jacques Akawa, Justin Muntu et Ngindu, la veuve Odia Fuamba a soutenu que le certificat d’enregistrement qu’elle a présenté n’est pas pour réclamer la protection de la parcelle 7029. C’est pour justifier sa qualité d’épouse. Evoquant les articles 492-493-498 et 499 du code de la famille, elle a martelé  que quelle soit le régime matrimonial sous lequel elle était mariée, elle a le droit de protéger les biens de la succession. C’est à ces propos que le tribunal qui s’est estimé éclairé à clos les débats avec promesse de se prononcer après avoir pris acte de l’avis de l’officier du ministère public qui a indiqué qu’il est important de faire droit à la demande formulée par la veuve Odia .

 Yves Kadima

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