Succession de Tshisekedi : trêve au Rassemblement !

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rassemblement-1En principe, c’est hier mercredi 22 février 2017 que la « Commission
Kitenge Yesu » devait se réunir pour endosser officiellement les
candidatures à la succession d’Etienne Tshisekedi à la présidence du
Conseil des Sages du Rassemblement, et par ricochet à la tête du
Conseil National de Suivi de l’Accord du 31 décembre 2016. Selon les
échos parvenus au «Phare », ce travail n’a pu être fait, même si,
jusqu’à la date d’hier, cinq candidats se sont manifestés, à savoir
Pierre Lumbi (G7), Martin Fayulu (Dynamique), Jean-Bertrand Ewanga
(Alternance pour la République), Joseph Olenghankoy (Dynamique) et
Jean-Pierre Lisanga Bonganga (Coalition des Alliés de Tshisekedi).

Le Rassemblement devait, au préalable, résoudre le problème soulevé
par l’UDPS à travers Peter Kazadi, conseiller juridique d’Etienne
Tshisekedi, qui a fait savoir qu’il n’y avait pas lieu d’ouvrir la
succession du défunt, dans la mesure où la présidence du Conseil des
Sages revient de droit à ce parti politique, qui l’occupait déjà à
travers la personne du regretté. Il a été rappelé à cette occasion que
selon le compromis politique de la Saint Sylvestre, l’UDPS devait
piloter à la fois le Conseil National de Suivi de l’Accord du 31
décembre et le gouvernement de transition. Quant aux autres
regroupements politiques du Rassemblement, ils devaient bénéficier des
quotas de représentation au sein de la nouvelle institution d’appui à
la démocratie qu’allait gérer Tshisekedi et du futur exécutif national
qu’allait coordonner un délégué de l’UDPS. Logiquement, les règles du
jeu ne devraient pas changer.
Face à cette revendication pertinente, il a finalement été décidé de
surseoir à l’examen des dossiers des candidats à la succesion et
d’organiser des séances de concertation en vue de trouver un modus
vivendi entre l’UDPS et ses partenaires du Rassemblement en vue de
dégager des pistes de sortie et éviter ainsi une crise interne.
Entamées hier, ces réunions d’harmonisation de vues et de réajustement
des ambitions politiques vont se poursuivre ce jeudi et même après,
jusqu’à ce que tous les sociétaires aient le même entendement en ce
qui concerne la direction du Conseil des Sages du Rassemblement et de
la Primature.
S’agissant expressément de la course à la présidence de cette méga
plate forme politique, une source qui s’est confiée au « Phare » a
laissé entendre que la « Commission Kitenge Yesu » a reçu mission de
rechercher absolument le consensus dans le mode de désignation du
successeur d’Etienne Tshisekedi. D’où, en dépit de la multitude de
candidatures en lice, le vote est d’ores et déjà exclu.
Un criterium rigoureux devrait être défini avant le choix, par
consensus, de celui qui devrait président au Conseil des Sages du
Rassemblement, compte tenu de lourdes charges qui l’attendent au
niveau du Conseil National de Suivi de l’Accord, appelé à fonctionner
comme la « sentinelle » du gouvernement, de la CENI (Commission
Electorale Nationale Indépendante) et de plusieurs autres institutions
de la République jusqu’à l’organisation d’élections voulues
démocratiques, transparentes et apaisées.
Kimp