Succession de Tshisekedi : Ewanga et Fayulu allongent la liste des candidats

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ewangaLa bataille pour la succession du regretté président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, Etienne Tshisekedi, s’annonce rude. Après Pierre Lumbi du G7, Joseph Olenghankoy de la Dynamique et Lisanga de la Coalition des Alliés de Tshisekedi, deux autres poids lourd de l’opposition viennent d’allonger la liste des prétendants à la présidence du Conseil des Sages du Rassemblement et par ricochet du Conseil de Suivi de l’Accord du 31 décembre 2016 (CNSA).

Il s’agit du président du Front Citoyen pour la République, Jean-Bertrand Ewanga, et du président de l’ECIDé et membre d’une des ailes de la Dynamique, Martin Fayulu. La candidature de Jean-Bertrand Ewanga à la présidence du Rassemblement a été proposée à la commission Kitenge Yesu par sa plate-forme, l’Alternance pour la République, le mardi 21 février 2017.

Fervent défenseur de la Constitution du 18 février 2006, Jean-Bertrand Ewanga, est l’une des figures de proue de l’opposition foncièrement hostile au troisième mandat de Kabila.

            On rappelle qu’il avait été condamné à une année de prison en 2014 pour offense au chef de l’Etat, après son coup de gueule pour le respect strict de l’article 220 de la Constitution, qui interdisait au Président Kabila de briguer un troisième mandat dans un meeting de l’opposition le 14 août 2014 à au terrain Sainte Thérèse, dans la commune de Ndjili.

            Ancien cadre de l’UDPS et conseiller politique du Premier ministre élu en août 1992 par la Conférence Nationale Souveraine, Etienne Tshisekedi, Ewanga se présente comme un des héritiers politiques du sphinx de Limete, capable de pérenniser son combat  à la tête du Conseil des Sages du Rassemblement et du Conseil National Suivi de l’Accord du 31 décembre 2016.

            Elu député en 2006 et 2011, Jean-Bertrand Ewanga est l’un des cofondateurs de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), aux côtés de Vital Kamerhe, qu’il avait soutenu lors de son éviction par la Majorité présidentielle, du perchoir de l’Assemblée Nationale.

            Invité par le président du Rassemblement à prendre part au Conclave de Genval, en juin 2016, Ewanga avait pris ses distances vis-à-vis de Vital Kamerhe, après avoir claqué la porte du dialogue de la Cité de l’Union Africaine  dans sa phase préparatoire, à l’hôtel Béatrice.

            Après sa démission du poste de Secrétaire Général de l’UNC, l’élu d’Ikela avait créé son propre parti, FCR, et adhéré à l’Alternance pour la République (AR).

            Coordonateur de «Sauvons le Congo» et de CVD (Coalition pour le Vrai Dialogue), Ewanga possède des atouts pour veiller à l’application de l’accord de Saint Sylvestre à la présidence du Conseil de Suivi de l’Accord (CNSA).

La Dynamique jette son dévolu sur Fayulu

            La Dynamique de l’opposition a, quant à elle, jeté son dévolu sur le président de l’ECIDé, Martin Fayulu. Sa candidature à la présidence du Conseil de Suivi de l’Accord a été déposée lundi soir à la « Commission Kitenge Yesu » par le modérateur sortant de la Dyanamique de l’opposition, André Claudel Lubaya.

            Initiateur de la campagne «Touche pas à mon 220 » et «Malumalu dégage » en 2015, Martin Fayulu s’est illustré comme un des farouches opposants au troisème mandat de Kabila.

Il avait failli laisser sa peau le 19 septembre 2016 alors qu’il participait à la marche contre le glissement. Le 19 janvier 2015, Fayulu était également en première ligne pour barrer la route à la loi électorale qui conditionnait l’élection présidentielle au recensement général de la population.

            Elu député en 2011, Martin Fayulu s’est distingué par ses interventions radicales à l’hémicycle du Palais du Peuple. Un des soutiens du sphinx de Limete lors de la campagne électorale pour la présidentielle en 2011, le coordonateur des FAC est présenté par sa plate-forme comme une alternative crédible pour combler le vide laissé par l’opposant historique.

ERIC WEMBA