Stephen O’Brien de l’ONU plaide pour une assistance humanitaire internationale en RD Congo

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Après une tournée dans les villes de Goma, Bukavu, Kalemie, Tshikapa
et Kananga du 18 au 21 juillet 2017, le Secrétaire général adjoint des
Nations Unies aux affaires humanitaires et coordonnateur des secours
d’urgence, Stephen O’Brien a ,dans un point de presse animé dans
l’enceinte de l’aéroport international de Ndjili le vendredi 21
juillet 2017, affirmé que suite à la recrudescence de l’insécurité
dans les provinces de la RDC, une assistance humanitaire
internationale s’impose afin de sauver des milliers de vies des
personnes déplacées.

Car, il est clair que le pays fait face à crise aigüe et il ne faut
pas attendre pour agir.
Durant les douze derniers mois, le nombre des déplacés internes est
passé de 2,2 à 3,8 millions en seulement six mois. Entre septembre
2016 et avril 2017, le nombre des personnes déplacées est de plus de 8
mille par jour. De nouvelles contrées, comme dans les 5 provinces du
Grand Kasaï, ont été affectées avec 1,4 millions de personnes
déplacées.
Et, pour faire face à la situation humanitaire dans le Kasaï, sur les
64,5 millions de dollars américains envisagés, seulement 11% ont été
accordés, a affirmé l’émissaire des Nations Unies. Ce qui ne
répondront qu’à 24% des besoins exprimés. C’est ce contexte des
besoins qui grandissent rapidement et des ressources qui sont en
baisse qui ont constitué  la raison principale de sa mission en
République Démocratique du Congo. Si rien n’est fait, 7,3 millions de
personnes en besoins humanitaires courent des risques.
Ces déplacés ont un besoin urgent d’aide humanitaire pour survivre.
Car, il est très inquiétant d’apprendre de nouvelles du lKasaï. Un
garçon de 14 ans, nommé Muamba, avait perdu ses parents dans une
embuscade et il n’a pas des frères et sœurs. Il vit actuellement dans
une famille d’accueil à Kananga. Ceci fait partie du programme de
protection qui a besoin de fonds. Un autre cas est celui d’un garçon
de 16 ans qui présentait un programme de croissance suite à la
malnutrition et des signes des coups de machette sur la tête. Ces deux
cas constituent des vraies questions de protection sur lesquelles il
faut se focaliser.

Avec les partenaires, Stephen O’Brien a dit avoir exprimé le besoin
de doubler les efforts afin d’avoir deux fois plus de ressources pour
subvenir aux besoins des personnes déplacées. C’est choquant de voir
l’augmentation du taux de malaria en RDC par rapport à d’autres pays
du monde.
Certes, il est vrai que c’est l’homme qui est à l’origine du conflit
et qu’il ne faut pas seulement chercher les coupables mais aussi
identifier les causes du conflit. Si les communautés locales ne sont
pas capables de sauver leur propre communauté, les Nations Unies ne
peuvent pas retourner en arrière pour sauver une vie déjà perdue.
Yves Kadima