Statut de la femme : Espérance Bayedila préconise l’éducation comme piste de solution

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images-Esp__rance_Bayedila_02_271316390«  La reproduction du statut de la femme en République démocratique du Congo». C’est une œuvre du professeur Bayedila. Je vous baptise, puissiez-vous inspirer d’autres et hanter les hommes et les femmes» : c’est en ces mots que,  le professeur Daniel Mukoko, Vice-premier ministre et ministre du Budget, a procédé à la présentation de l’ouvrage d’Espérance  Bayedila, professeur et Secrétaire général administratif à l’Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication.

La  manifestation  a eu lieu  vendredi 7 mars 2014 au salon Virunga de l’Hôtel Memling de Kinshasa, en présence de cinq membres du gouvernement central dont Géneviève Inagosi, Wivine Mumba, Rwakabuba, Bahati Lukwebo  et   Maker Mwangu.

 Mois de la femme oblige, le baptême de l’ouvrage de Bayedila    a été rendu possible grâce au concours de Vodacom Congo,  qui  dans le cadre de ses actions sociales, fait de la promotion de la femme son cheval de bataille.

Edité aux éditions L’Harmattan  de Paris pour sa section «Comptes rendus» et préfacé par Diana Putman, directrice de l’Usaid en Rd Congo,   ce livre, une vraie mine d’information pour tous ceux qui s’intéressent à  l’anthropologie de la communication,  analyse de manière rigoureuse les différentes reproductions sociales que la société congolaise fait du statut de la femme.

Et cela  à travers les relations que  les hommes et les  femmes entretiennent tous les jours au sein de nos familles. En d’autres termes, cet ouvrage tente d’élucider les différents mécanismes et les modalités par lesquels la communication interpersonnelle contribue à la reproduction sociale du statut dévalorisant de la femme.  Cette étude arrive à la conclusion que l’image de la femme est peinte négativement alors que celle de l’homme l’est positivement.  L’homme se positionne, selon cette étude,  comme un donneur d’ordre alors que la femme joue le rôle d’exécutante.  A qui la faute ? L’ouvrage d’Espérance Bayadila met en  cause tous les stéréotypes que véhicule la culture dans notre société, notamment ces genres d’énoncés populaires : «  Mwasi atongaka mboka te ; Koliya na mwasi koliya na ndoki ; linzanza libonga na langi, mwasi abonga na mobali »,  qui confinent  la femme à jouer les second rôles. Enfin, pour sortir de ce mauvais pas et faire de la femme une partenaire au développement au même titre que l’homme, Bayedila préconise l’éducation qui devra permettre de promouvoir de nouveaux idéaux afin de combattre tous ces stéréotypes.

Face à ce constat peu flatteur du statut de la femme congolaise, Geneviève Inagosi  a émis le voeu que l’action de sensibilisation pour réussir le combat  du genre soit d’abord orientée vers les jeunes-filles et garçons dans nos écoles, futurs parents. C’est la seule façon d’espérer que ces jeunes bien informés participent à leur tour pà casser le cycle de cette reproduction abjecte du statut de la femme.

Représentant Vodacom Congo, toujours prêt, à soutenir le combat de la femme à travers ses projets,  Annie Kitima a indiqué que c’est aussi de la responsabilité de son entreprise de chercher à véhiculer dans cet environnement parfois difficile un message d’espoir. Aux femmes, Vodacom déclare être à l’écoute de leurs projets, a-t-elle souligné.

VAN           

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