Soutien aux victimes de la torture : des avancées significatives enregistrées en RDC

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            Instituée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 18 février 1998 et entrée en vigueur le 26 juin 1987, en vue d’éliminer  totalement la torture et d’assurer l’application effective de la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture a été célébrée hier mercredi 26 juin 2013. A Kinshasa, le bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l’homme (BCNUDH), en collaboration avec le ministère de la Justice a organisé, dans la salle culturelle du collège Boboto, une journée commémorative. Alors qu’elle vise à rappeler que la pratique de la torture continue d’être une réalité quotidienne dans de nombreux pays y compris la RDC, la journée de soutien aux victimes de cette torture constitue un appel à la solidarité en faveur des victimes et offre l’occasion de magnifier les bonnes actions. Cela, grâce à une intensification du plaidoyer en direction de toutes les parties prenantes, comme les gouvernants, sur l’impérieuse nécessité qu’ont les Etats membres ayant ratifié la Convention contre la torture et autres traitements cruels, de mettre fin à cette pratique. Pour Abdoul Aziz Thioye, Directeur du BCNUDH, au cours de ces dernières années, en matière de lutte contre la torture, la RDC a fait un travail remarquable qui mérite d’être salué. En juillet  2011, le pays s’est doté d’une loi criminalisant la torture. Durant l’année 2012, le ministère de la Justice et Droits Humains s’est lancé dans une campagne de vulgarisation de cette loi. Et depuis, il est enregistré quelques résultats positifs. Il s’agit particulièrement de cinq agents de la police nationale congolaise, d’un agent de l’agence nationale de renseignements et d’une autorité administrative qui ont été condamnés pour avoir pratiqué ou encouragé la torture. Au diplomate d’appeler le gouvernement à poursuivre ses efforts et surtout à entreprendre la mise en œuvre  d’un instrument important de protection contre la torture ratifié depuis le 23 septembre 2010. Au secrétaire général adjoint de l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH), Jacob Baluishi, qui ne conteste pas certaines avancées significatives, d’ajouter que le recours à la torture demeure une réalité triste et malheureuse en RDC. Deux ans après la promulgation de cette loi, la RDC continue chaque jour d’enregistrer des cas des tortures dont les auteurs bénéficient encore d’une  protection. Le rapport publié dans le cadre de la surveillance du processus électoral fait largement état de cette situation conclu-t-il. Par ailleurs, dans son message publié à l’occasion de cette journée, le Secrétaire général des Nations Unies a invité les Etats membres à redoubler d’efforts pour venir en aide à tous ceux qui ont subi des actes de torture. Pour lui, cette journée commémorative joue un rôle essentiel lorsqu’il s’agit de renforcer l’approche axée sur les victimes, de manière à ce qu’elle tienne compte de la situation particulière des femmes.

Yves Kadima

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