Sonnette d’alarme du député Bope : Mweka : 25 groupements Bushong fondus dans un seul !

0
192

L’honorable Albert Bope Lobo tire la sonnette d’alarme sur la situation politique qui prévaut actuellement dans le territoire de Mweka, son fief électoral.

            Hormis l’intolérance politique qu’on observe depuis une certaine période, la situation est plus marquée par la problématique  de la non reconnaissance, par l’autorité, des 25 groupements traditionnels de Mweka appelés communément Minung Bushong, placés sur l’autorité du Roi des Bakuba Nyimi Lukengu.

            Albert Bope a fait ce constat pendant les vacanses parlementaires. Ce qui est plus bizarre, fait-il remarquer, c’est le fait que ce sont les groupements à forte densité démographique qui font l’objet de non reconnaissance ou mieux de suppression tacite par l’autorité politico-administrative. Il s’agit particulièrement des groupements de l’ethnie Bushong, majoritaires numériquement. Les 16 groupements de l’ethnie Bushong, ayant l’existence depuis la colonisation, sont réduits à ce jour à un seul, constate avec amertume Albert Bope.

            Alors que ceux des ethnies comme Ngende, Kete et autres restent toujours fonctionnels et reconnus, malgré leur minorité démographique.

            C’est au cours d’une communication faite devant la presse, la semaine dernière, qu’il a dénoncé le climat de malaise marqué par une tension vive qui règne actuellement à Mweka, ce territoire du Nord de la province du Kasaï Occidental.

            Deux points ont constitué l’essentiel de sa communication, à savoir : l’ignorance par l’autorité politico-administrative des 25 groupements traditionnels Minung Bushong, et la répartition inéquitable des bureaux d’enrôlement à Mweka.

            Face à cette situation explosive, selon ses propres termes, A. Bope Lobo a décidé de rompre le silence pour stigmatiser le danger qu’encourt son fief, et en appeler à la conscience des uns et des autres.

            Avant d’exprimer sa détermination à faire triompher la justice en vue de la restauration de la paix sociale mise à mal dans ce territoire à vocation agricole et artistique.

            Comment expliquez qu’à l’approche des scrutins de 2011, Mweka soit confronté à de tels problèmes ?

            Et il est inadmissible que l’ethnie Bushong, majoritaire, ne dispose aujourd’hui que d’un seul groupement, s’est exclamé le professeur Bope Lobo. 

46 bureaux pour 1.200.000 habitants ! 

            Le deuxième point abordé par Albert Bope est lié aux bureaux d’enrôlement.

            Ici, il a déploré deux choses, à savoir : le nombre insuffisant des bureaux par rapport à la taille démographique des populations à enrôler, et leur répartition inégale sur l’ensemble du territoire.

            Abordant le premier point, il a indiqué que des populations des coins reculés éprouvent beaucoup de difficultés pour remplir leur devoir civique. Ce qui fait que la sélection naturelle se joue pour l’élimination des faibles, en l’occurrence les personnes âgées et autres frappées par une incapacité physique pour parcourir de longues distances.

            Concernant la mauvaise répartition des bureaux, il a exprimé la même inquiétude.

            Il renseigne, par exemple, que de Bakwa Nkenge à Bena Longo (60km), on dénombre 7 bureaux d’enrôlement. Alors que sur l’axe allant de Looji à Mushenge, long de 70 km, on n’en compte que 3 seulement !

            C’est même réalité pour l’axe Mbelo – Mpianga – Makeshi (environ 50 km) où on a qu’un bureau d’enregistrement des électeurs !

C’est pourquoi il sollicite du pouvoir organisateur des élections qui est actuellement la CEI (Commission Electorale Indépendante) de revoir ses calculs en vue de répondre le mieux aux besoins de tous, et accorder à tout le monde  les mêmes chances de compétitivité.

            Qu’avez-vous entrepris comme démarché à ce jour, en tant qu’élu de Mweka, pour remédier à la situation ?

            A cette préoccupation de la presse, Albert Bope a fait savoir qu’il s’était lui-même saisi du dossier en juillet 2009, et avait eu un entretien fructueux avec le ministre de l’Intérieur et Sécurité de l’époque, Célestin Mbuyu Kabango. Celui-ci lui avait promis une suite favorable.

            En octobre dernier, il a de nouveau rencontré le vice-ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité Adolphe Lumanu pour le même dossier. Lui aussi l’a rassuré de l’issue heureuse à la situation.

            Bope Lobo dit ne s’être pas limité là. Il a mis au courant le chef de l’Etat ainsi que les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat. Une copie a été réservée aux députés et sénateurs originaires de Mweka.                        Dom

 

LEAVE A REPLY

*