Sommet de Luanda: la leçon de Ntumba Luaba

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Le Sommet de Luanda (26 octobre 2016) a violé l’esprit et la lettre du Protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance de la CIRGL (Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs). Celui qui l’affirme ainsi n’est personne d’autre que le Congolais Ntumba Luaba, Secrétaire exécutif honoraire de cette organisation. Chacun peut constater qu’il le dit en connaissance de cause. Son verdict est sans appel : les Chefs d’Etat de la Région des Grands Lacs et de la SADC n’ont pas la culture des textes.
Il fait remarquer, à ce sujet, que si ceux qui ont choisi la voie de la facilité et de la partialité pour entériner l’Accord politique ayant sanctionné le dialogue non inclusif organisé par Edem Kodjo à Kinshasa du 1er septembre au 18 octobre 2016, avaient relu correctement ce Protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance, ils se seraient rendu compte que les périodes d’organisation des élections sont définies conformément à la Constitution.
          Cet ancien ministre de Joseph Kabila sous le régime du 1+4 ne cache par sa déception face à la légèreté avec laquelle ceux qui dirigent l’Afrique traitent des dossiers qui concernent la vie et la survie des Etats. Le Sommet de Luanda constitue, de son point de vue, un signal négatif pour la démocratie en Afrique. Il est à espérer que ses observations vont interpeller tous ceux qui cautionnent le glissement de calendrier électoral en République Démocratique du Congo, contribuant un peu plus au pourrissement de la situation socio-politique et aggravant les incertitudes du lendemain.
                                                                                                                  Kimp