Sommet de Chefs d’Etat : les experts déblayent le terrain

0
25

C’est à l’Hôtel Venus à Gombe que des experts venus aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur du pays jettent, depuis hier mardi 17 août, les bases d’un sommet de chefs d’Etat prévu en novembre sur l’exploitation illégale des ressources naturelles et les droits économiques sociaux et culturels en République démocratique du Congo.  

            La conférence, initiative de la conférence internationale pour la paix dans les Grands lacs avec l’appuie du bureau conjoint des nations unies aux droits de l’homme, tire ses rideaux  ce mercredi sur des recommandations. Les experts nationaux et internationaux seront regroupés à travers des panels et des groupes de réflexion. Ils mènent une réflexion approfondie sur les questions relatives à l’impact sur la population d’une meilleure exploitation des ressources naturelles.

            Mme Mula-Mula, secrétaire exécutive de la Conférence des Grands lacs a salué l’implication des chefs d’Etat décidée en janvier en Ethiopie qui a fini par engendrer le sommet annoncé dans la capitale congolaise. Elle a souligné que le sommet a besoin du soutien et du concours de tous dans la matérialisation de son objectif. Qui est celui de décourager tout esprit tenté d’exploiter hors normes les richesses naturelles. Elle a émis l’ardent souhait de voir les participants prendre en compte le contexte socio-économique et culturel des populations.

C’est presque sur le même ton que le directeur ai du bureau conjoint du Bureau des nations aux droits de l’homme s’est adressé à l’auditoire, en précisant que le sommet arrive au moment charnière de l’Afrique où l’on fête le cinquantaine des indépendances sur le continent. Il a souligné être d’avis que la fin de l’exploitation illégale des ressources va restaurer la dignité humaine. Il a rappelé que la Constitution congolaise garantit les droits économiques et sociaux, et qu’à ce titre, la lutte reste bien légitime contre l’exploitation des ressources au détriment des populations. Enfin, il a tenu, à voir un débat qui focalise les intérêts de la population et s’inscrive sous le signe d’une prise de conscience effective pour résorber la problématique.

            Dans son discours d’ouverture, le coordonnateur national de la conférence internationale sur la paix et la démocratie, Baudouin Hamuli Kabaruza  a consacré l’essentiel de son intervention à louer les efforts « consentis » par les autorités pour freiner  le phénomène dans le pays. Dans la foulée, il a salué le retour de la paix qu’il a attribué au président de la République avec, en toile de fond, l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE. Avant de noter à l’attention des participants, que le gouvernement est bien déterminé à améliorer la stabilité du pays.  

D-I.K

LEAVE A REPLY

*