Société civile de la SADC: Le 5ème Forum ouvert hier à Kinshasa

0
33

Le ministre de la Coopération internationale et régionale, Raymond Tshibanda a, au nom du chef de l’Etat congolais, ouvert hier à l’hôtel Venus, les travaux du 5ème Forum de la société civile de la Communauté économique de développement de l’Afrique australe (SADC), sur le thème « Transformation de la SADC vers une intégration régionale et équitable centrée sur le peuple ».

 

            Les délégués des pays membres de la SADC prennent part à ces travaux. Il s’agit de ceux de la Rd Congo, Angola, Lesotho, Swaziland, Malawi, Madagascar, RSA, Mozambique, île Maurice, Namibie, Seychelles, Zambie, Zimbabwe, Botswana et la Tanzanie. En qualité d’observatrice, la société civile de l’Ouganda participe aussi à ces travaux.

            Dans son mot de bienvenue, le secrétaire général du CNONGD, Robert Kasongo Mabala a déclaré que la tenue du 29ème sommet des chefs d’Etat et du 5ème Forum de la société civile de la SADC constituait des opportunités rares pour la Rd Congo qui vient de s’engager dans un processus de reconstruction au lendemain de plusieurs années de guerre. Après avoir rappelé les conclusions de la société civile congolaise sur le 5ème Forum de la société civile, il a dit que les Congolais sont appelés à transcender leurs conclusions, de manière à composer avec les associations partenaires, afin d’influencer les politiques nationales pour une amélioration du vécu quotidien des population de cet espace régional.

            Président de FOCCISA, la communauté chrétienne d’Afrique australe, le révérend pasteur Cannan Phiri, a rappelé que le but ultime de leur structure est d’être la voix des pauvres. « Nous croyons à la bonne gouvernance, à l’intégration régionale, a-t-il déclaré. Nous espérons que nous allons atteindre les objectifs assignés à cette rencontre et nous devons être une organisation qui doit assurer la dignité minimum de l’homme. Il a plaidé pour qu’on fasse appel aux experts africains pour une meilleure intégration, ainsi nous pouvons avancer vers le développement ».

            Prenant la parole à son tour, le président de la SATUCC, la corporation syndicale de la sous- région, J. Radibe a déclaré qu’en tant que syndicats ils défendaient les droits humains. Le travail des ONG est une poursuite de la protection des droits humains. « L’Union africaine, a-t-il poursuivi, ne fait pas son travail comme il se doit. Nous devons établir notre propre agenda pour un meilleur développement. Le temps est venu de transformer nos institutions et non de se tourner toujours vers l’Europe. Nous sommes prêts à faire la différence ». Il a terminé son mot en plaidant pour qu’on approfondisse les stratégies entre les mouvements de la SADC.

            Ted Nandolo de SADC-CNGO, la représentation des organisations de la société civile, a invité les participants à accorder plus d’intérêt au dialogue pour faire aboutir  les recommandations susceptibles d’amener à l’intégration sous- régionale. « Nous pouvons reformer la volonté politique, a-t-il ajouté. Pour ce faire, nous devons nous engager par rapport à nos ressources. Il ne faut pas que ces rencontres se terminent seulement par des conclusions, mais aussi par des actions. Nous devons changer d’attitude et considérer ces rencontres comme un processus. De nombreux défis sont devant nous et nous devons prendre des décisions utiles, car l’histoire nous jugera. »

            Enfin, le ministre congolais de la Coopération internationale et régionale a indiquéque la reconnaissance de votre rôle par le gouvernement congolais et ceux de la SADC était irremplaçable. « Et le partenariat s’impose, car nous avons de nombreux défis à relever, a-t-il dit. Le gouvernement congolais attache beaucoup de prix à l’intégration régionale au sein de la SADC qui offre de nombreuses opportunités pour éradiquer la pauvreté et les inégalités et assurer la paix et le développement social. Nous devons être des partenaires, et être des partenaires suppose respect mutuel et confiance envers les autres. » Il a indiqué qu’au regard de ce qu’il avait entendu, ce partenariat était important et que les gouvernements attendaient avec beaucoup d’intérêt les résultats de délibérations des participants à ces assises.

            Les travaux se clôturent le samedi 5 septembre 2009.

 

Jean- René Bompolonga         

 

LEAVE A REPLY

*