SNEL : un forum pour prévenir et gérer les effets pervers des étiages du fleuve Congo

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 Le ministre des Ressources Hydrauliques et Electricité, Bruno Kasanji Kalala, a ouvert hier jeudi, 07 juin 2012 au Grand Hôtel Kinshasa, les assises de deux jours organisées par la Société Nationale d’Electricité (S.N.EL.) sur le thème : « Forum de sensibilisation : les observations météorologiques, l’étiage sévère du Fleuve Congo et ses conséquences sur les voies navigables ainsi que sur la desserte en eau et électricité ». Un forum dont l’objectif est de sensibiliser l’opinion nationale sur la problématique posée par les étiages sévères répétitifs du Fleuve Congo, afin d’amener les usagers de l’énergie électrique et de l’eau potable à adopter de bonnes pratiques de consommation, d’une part et, d’attirer l’attention des décideurs sur la nécessité de prendre des mesures d’adaptation aux nouvelles conditions environnementales, notamment la variabilité climatique d’autre part.

 A cette occasion, Bruno Kasanji Kalala s’est dit très heureux d’ouvrir ce forum placé sous son parrainage. Sans toutefois minimiser les effets néfastes des étiages du Fleuve Congo sur la navigation, il a tenu à insister sur les conséquences de ce phénomène sur la desserte en électricité. En août 2011, la baisse d’eau de 148 m a provoqué la fermeture de plusieurs machines à Inga, entraînant ainsi des conséquences sur les hôpitaux, les boulangeries, les alimentations.
 
  Il a estimé une telle situation très grave pour le pays ; ce qui oblige son ministère à prendre toutes les mesures préventives indispensables pour contrer ces effets pervers et mettre les populations congolaises hors d’une telle situation. C’est ainsi, a-t-il prévenu, que les mesures que le Forum va adopter à la fin devront consolider l’économie du pays et être d’ordre préventif et managérial, sans oublier celles d’ordre social. Il a aussi préconisé que les consommateurs soient sensibilisés à l’économie de l’énergie ; informés à l’utilisation rationnelle de l’énergie électrique en éteignant les ampoules lorsqu’on dort et pendant la journée, tout en prenant soin d’utiliser les ampoules à faible consommation de l’énergie. Tout cela nécessite, pour le ministre, des mesures concrètes sur la vie quotidienne de la population. Pour terminer, il a noté que la tenue de cet atelier prouvait que le gouvernement, à travers le Chef de l’Etat et le Premier ministre sous les ordres de qui il travaille, se préoccupent du bien être de la population en recherchant des mesures préventives qui pourront empêcher que les effets pervers de l’étiage du fleuve Congo ne nuise encore à l’économie nationale.
 
Courageuse responsabilité prise par la Snel : mettre fin aux délestages d’ici 2016
 
Dans son mot de circonstance, Eric Mbala Musanda, Administrateur Délégué de la Snel a signalé que la gravité de la situation a poussé son entreprise à prendre la courageuse responsabilité de passer au devant de la scène nationale pour crier haut et fort que ce phénomène qui perdure, constituait une vraie calamité publique. La lutte contre une telle calamité ne pourra passer, selon lui, que par la sensibilisation de l’opinion nationale sur le phénomène grave de l’étiage du fleuve et de ses affluents, dont les effets pervers émergent depuis plus d’une année et par des mesures que pourra prendre cette rencontre. A cet effet, il a rappelé que la population congolaise en général et kinoise en particulier a encore frais en mémoire les affres d’angoisse et  autres déboires subis par les clients/Snel dans la deuxième moitié de l’année 2011 ; il y a à peine 10 mois. Il a signalé qu’à cette occasion, la Snel avait pris un certain nombre de mesures – qui se poursuivent jusqu’à présent – pour soulager la situation ; mesures qui avaient pour objectif de stabiliser le réseau de manière à garantir à la clientèle une alimentation suffisante et continue en énergie électrique.
C’est ainsi, a-t-il précisé, que la Snel met en œuvre, depuis août 2011, les actions devant permettre de renverser les effets dévastateurs de l’ensablement du canal d’amenée des centrales hydroélectriques d’Inga face à la baisse critique du niveau des eaux du Fleuve Congo. Grâce à ces actions, l’Administrateur délégué de la Snel a dit que  celle-ci s’est fixé pour objectif de mettre fin aux délestages d’ici 2016.
 
Participation des entreprises partenaires 
 
Le Forum a aussi connu plusieurs exposés très enrichissants sur le phénomène d’étiage et la gestion du bassin du Fleuve Congo. Parmi ces exposés, on a noté celui fait par le représentant du Cicos et l’intervention du Professeur Bagula de l’Unikin ; sans oublier les explications pertinentes d’Amos Paluku de Mettelsat sur les « Observations météorologiques ». Enfin, il convient de noter également la communication de Gabriel Mokango de la RVF sur ««tat des lieux du réseau hydraulique du Fleuve Congo » et celle d’Arsène Mapoko de la CV M (ex RVM) sur la « Problématique de l’ensablement du Fleuve Congo : cas du barrage d’Inga ». Ou encore l’exposé de la Regideso sur « Les conséquences de l’étiage sévère du Fleuve Congo sur la desserte en eau potable ».
 
 
SAKAZ

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