Situation sécuritaire de l’Est : l’UDPS accuse

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Ceux qui avaient fermé les yeux sur les preuves accablantes de l’agression dont la RDC est victime de la part de son voisin turbulent de l’Est commencent à réaliser que le pays est victime de trois phénomènes capitaux. Il y a d’abord des complicités internes qui font peur et qui couvrent leurs parrains internationaux. Ensuite, la RDC est victime de ses richesses qui attirent la convoitise des Etas voisins de l’Est, particulièrement le Rwanda et l’Ouganda. Ces réseaux maffieux internationaux «entendent continuer à piller les richesses minérales et forestières. D’autre part, un certain nombre des pays situés à l’Est de notre pays sont en train de constituer leur «marché commun» dans lequel ils cherchent à inclure à tout prix la partie Est de notre pays afin de tirer profit de ses richesses minérales. Pour réussir ce projet, ils doivent déverser dans cette partie du territoire national le plus grand nombre possible de leurs ressortissants, sous couvert de « réfugiés » pour l’arracher de la sphère du pouvoir de Kinshasa.

Cette occupation progressive de nos terres constitue ainsi les prémices de la très probable exigence ultérieure d’autodétermination ». Pour en arriver à ce constat amer et accablant, l’UDPS s’est servie des multiples rapports rendus publics tout récemment par la MONUSCO, des ONG de défense des droits de l’homme de renommée internationale telle HUMAN RIGHT WACH et les aveux spontanés faits par des éléments de l’armée régulière rwandaise capturés par les FARDC tout au long de leurs opérations de ratissage dans les territoires de Masisi et Rutshuru. Des éléments recrutés, entraînés et armés par le gouvernement de Kigali pour renforcer le fameux M23 qui prétend être une dissidence du CNDP et dont les revendications sont sans fondement.
Constat amer fait par Me Jacquemin SHABANI Lukoo, secrétaire général de l’UDPS, et qui traduit les visées hégémoniques du Rwanda sur cette partie du territoire national selon un plan machiavélique ourdi sous les yeux et la barbe de la communauté internationale, particulièrement des gouvernements des Etats-Unis d’Amérique et de la Grande Bretagne. Ces Etats, rappelle-t-on, avaient soutenu l’invasion de la RDC dès 1996 par l’AFDL qui se révèle aujourd’hui comme une invention de Kigali qui au départ avait fait état d’une affaire congolo-congolaise. Avant de reconnaitre six mois plus tard, lorsqu’éclatèrent des preuves palpables de la présence de ses troupes régulières sur le champ des opérations militaires que celles-ci pourchassaient les rebelles hutus ayant participé au génocide au Rwanda en 1994. Une rengaine à laquelle les autorités de ce pays recourent toujours chaque fois qu’elles sont prises la main dans le sac.

AFDL, RCD, PPRD, CNDP et M23 : des créations de Kigali


Pour l’UDPS, le peuple congolais ne doit pas être distrait, car les mouvements politico-militaires tels l’AFDL, le RCD, le CNDP et le M23 constituent la trame d’une même histoire, celle de la déstabilisation du Congo et du pillage de ses richesses. Ils reflètent le stratagème pour le contrôle du pouvoir en RDC en recourant à la manipulation et à l’instrumentation des groupes armés qu’ils finissent par intégrer dans l’armée nationale congolaise en vue de l’affaiblir et la neutraliser. Ces soit disant mouvements politico-militaires mettent à profit tous les moyens pour instrumentaliser des personnalités politiques ayant pignon sur rue et une certaine influence dans les institutions de la Républiques pour atteindre leur objectif qui demeure le contrôle des richesses minérales et forestières de l’Est de la RDC, a indiqué Me SHABANI Lukoo.
Pourquoi tous ces mouvements politico-militaires qui, comme par hasard, opèrent dans ces territoires du Grand Kivu ne sont-ils pas parvenus à éradiquer le phénomène des Interahamwe toujours présentés comme les éléments qui menacent la sécurité interne du Rwanda ?
Pour jeter la poudre aux yeux de la communauté internationale et distraire l’opinion nationale, les autorités de Kinshasa ont été obligées à souscrire à des accords bidon de paix du genre « Kimya I et II » « Amani leo » et des opérations de brassage et de mixage au sein des FARDC. Tout cela, pour permettre à des milliers d’éléments de l’armée régulière rwandaise d’être intégrés dans les FARDC et d’y occuper des postes stratégiques à tous les niveaux. La preuve vient d’être administrée par des révélations de la MONUSCO, des Ong de défense des droits de l’homme et des aveux des éléments capturés par les FARDC sur les champs de bataille. C’est grâce à la Cour Pénale Internationale que l’opinion a été ahurie d’apprendre que le sieur Bosco NTAGANDA est un ressortissant du Rwanda, une preuve éclatante de ce plan machiavélique de Kigali pour déstabiliser l’Est de la RDC.

Vivement un dialogue inter rwandais


Pour parvenir à une paix durable, la communauté internationale avait imposé aux Congolais la tenue des négociations politiques en Afrique du Sud. Il est apparu curieusement que tous les mouvements politico-militaires créés par Kigali et qui opèrent dans le Grand Kivu ne sont jamais parvenus à éradiquer ce phénomène des Interahamwe. En décembre 2008, les deux Etats ont planifié à des opérations militaires conjointes dans les territoires où sévissaient ces interahamwe. A l’issue de ces opérations, ces éléments des FDLR sont devenus plus virulents qu’auparavant et le plus curieux sur des populations civiles congolaises. De mémoire d’homme, depuis l’avènement du Front Patriotique Rwandais au pouvoir à Kigali, l’on n’a jamais enregistré des incursions des éléments des FDLR au Rwanda.
Ainsi donc, pour toutes ces raisons et bien d’autres, le régime de Kigali dont le fond de commerce du génocide et le prétexte sécuritaire n’émeuvent plus l’opinion ferait œuvre utile en ouvrant ses bras pour accueillir tous ses enfants réfugiés en RDC. Le peuple congolais a suffisamment souffert et il a droit à une vie meilleure, dans la liberté et la sécurité. Il a droit au respect de ses voisins et sa voix doit être entendue dans le monde » s’est écrié Me SHABANI Lukoo.

F.M.

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