Situation en RCA : la RDC enverra un bataillon de 850 fantassins

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ob_91a7a5_militaires-rdcLa République Démocratique du Congo participera à la Mission Internationale de Stabilisation de la Centrafrique (MISCA), avec 850 militaires d’infanterie.

Cette décision du chef de l’Etat Joseph Kabila, a été rendue publique par le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende au cours du point de presse qu’il a animé le samedi 21 décembre 2013.

Il justifie la décision d’envoi des troupes congolaises en République Centrafricaine par souci d’anticipation d’un éventuel danger que la situation qui prévaut actuellement dans cet Etat voisin du Nord, pourrait provoquer en RDC vu la longue frontière commune de 1.577 kms que les deux pays partagent. En effet, la frontière entre la RCA et la RDC part du territoire de Libenge (province de l’Equateur) à celui de Bondo (Province Orientale).

En intervenant en RCA, la RDC assure sa propre sécurité, prévient tout désagrément éventuel pour ne plus retomber dans l’erreur ou mieux l’imprudence commise en 1994 avec l’arrivée massive des Rwandais dont les militaires et autres miliciens du régime de Habyarimana.

Le gouvernement ne payera jamais pour des criminels

Comme il fallait s’y attendre, une fois la communication d’annonce et justification de la décision terminée, l’orateur s’est prêté aux questions des journalistes. Et plusieurs préoccupations lui ont été adressées.

Le bal a été ouvert par la question de savoir si la décision d’envoyer des troupes en RCA a été communniquée au parlement.

«J’espère, sans aucun doute, que le chef de l’Etat doit avoir informé la hiérarchie du Parlement», estime le porte-parole du gouvernement. Avant de déclarer qu’il n’y a pas d’obligation constitutionnelle en ce qui concerne la décision prise par le commandant suprême de l’armée de déployer des troupes à l’extérieur du pays, en réponse à une demande fournie par une instance internationale dont la RDC est membre.

A ce sujet, a fait savoir Lambert Mende, il ne s’agit pas d’une déclaration de guerre, ou encore de l’Etat d’urgence ou de siège.

Y a-t-il des éléments de Seleka (ex-rébellion centrafricaine ayant renversé François Bozizé) à Zongo, dans la province de l’Equateur? Il faudra attendre que les services compétents fassent la vérification, répond-il.

Le Rwanda a annoncé sa participation aux troupes dans le cadre de la MISCA. Est-ce par rivalité que la RDC vient aussi de décider d’y participer ?

Réponse : Non. Pour des raisons sécuritaires et stratégiques au regard de sa longue frontière avec la RCA, la Rdc a tout intérêt à y être présente  parce que cela lui permettra également d’assurer sa propre sécurité, de sorte à éviter tout débordement sur son territoire.

S’agissant de l’acceptation par le gouvernement de supporter les dommages causés par le M23, le ministre a rejeté ce qu’il a qualifié d’allégations estimant que certaines gens font une mauvaise interprétation des textes des déclarations. Avant de lâcher que le gouvernement ne payera jamais la facture pour des criminels. Et de souligner que si quelqu’un avait pris un véhicule d’autrui ou avait tué, il devra répondre lui-même de ses actes devant la justice.

D’autres questions, à l’instar de celle de l’état de l’armée congolaise encore en construction pour intervenir dans un pays étranger tout comme du budget y afférent, ont été également posées au porte-parole du gouvernement.

Ci-dessous l’intégralité de la communication du gouvernement :

Dom  

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