Sit-in de l’Ensemble au Conseil d’Etat : la réhabilitation de Katumbi exigée

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Comme annoncé, les militants de l’Ensemble, plate-forme soutenant la candidature de Moise Katumbi à la présidentielle du 23  décembre 2018, ont pris d’assaut le siège du Conseil d’Etat, dans la concession de l’ex-Cour Suprême de Justice, devenue Cour de Cassation, le vendredi 1er septembre.

Conduits par quelques uns de leurs leaders, notamment Jean-Bertrand Ewanga, Moise Moni Della et Claude Molisho, les partisans de Katumbi ont fait le pied de grue, pendant une trentaine de minutes sans ce site, pour réclamer l’examen diligent des deux requêtes déposées par leur candidat sur la table du premier président de cette haute
juridiction, le professeur Vunduawe.

Ils ont demandé, à haute voix, au premier président du Conseil d’Etat
de se mettre rapidement au travail en vue d’ordonner le retour au pays
de Moise Katumbi, afin qu’il puisse déposer sa candidature à la CENI.
Il faut signaler que le délai imparti au Conseil d’Etat par le
législateur pour se prononcer sur les deux requêtes de l’ex-gouverneur
de l’ancienne province du Katanga, soit 7 jours, est largement
dépassé.
Prenant la parole à la fin du sit-in , le porte-parole de l’Ensemble,
a lancé un message au professeur Vunduawe, invisible sur les lieux,
d’honorer l’engagement  qu’il avait pris lors de sa prise de
fonctions, à savoir faire du Conseil d’Etat le dernier rempart contre
l’arbitraire en RDC et partant, de rendre justice à leur candidat
empêché de manière arbitraire par le pouvoir en place de revenir au
pays participer à la complétion électorale du 23 décembre 2018.
Jean-Bertrand Ewanga a réitéré sa confiance au professeur Vunduawe,
éminent professeur à la faculté de droit à l’Université de Kinshasa,
pour trancher l’affaire Katumbi en toute équité.
Pour le président du Front Citoyen pour la République (FCR), les
élections doivent être inclusives, conformément à l’Accord de la Saint
Sylvestre. « Pas d’élection sans Katumbi ! », a-t-il martelé au
passage, avant d’appeler les cadres et militants de l’Ensemble à une
plus forte mobilisation pour obtenir des élections libres,
démocratiques, inclusives et transparentes à la fin de l’année.
Signalons que la manifestation s’est déroulée dans le calme, sans
incident. Aucune répression n’a été enregistrée, en dépit de la
présence d’un important dispositif policier dans le secteur.
ERIC WEMBA