Sit-in de Filimbi : 18 membres arrêtés

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filimbiLes membres du mouvement citoyen Filimbi ont organisé samedi 29 octobre 2016, un sit-in devant le siège de l’Union africaine, malheureusement fermé le week-end. En lieu et place des agents administratifs de l’union panafricaine, à qui ils entendaient remettre leur mémo, c’est un dispositif policier qui a été trouvé sur place. Installé sur le lieu depuis la semaine passée, dès l’annonce de cette manifestation de protestation par le mouvement citoyen, ce dispositif impressionnant des éléments de la police avait été chargé de disperser les manifestants.
Samedi 29 octobre, dame pluie s’était en effet, donné rendez-vous à 10 H 30’, dans la ville de Kinshasa. Dès que l’averse est tombée drue, un petit groupe a effectué un premier passage d’observation devant l’immeuble abritant le siège de l’Union africaine. Ils sifflotaient, ces membres de Filimbi, calicots non déployés, alors que devant le cimetière de la Gombe, dans une jeep de la Monusco en stationnement des agents de la mission onusienne suivaient attentivement la scène. Les piétons, le pas accéléré et les automobilistes roulant à vive allure, étaient pressés de regagner leurs résidences. Et les policiers se débattaient pour s’abriter dans le voisinage du cimetière de la Gombe.
            15 minutes plus tard, un groupe important de plus de 50 activistes de Filimbi en provenance du secteur du ministère du Travail et Prévoyance sociale, marchait devant le siège de l’U.A. en sifflotant et en chantant, calicots cette fois, déployés. Sous cette pluie battante marquée par des rafales de vents, ils brandissaient des cartons jaunes et rouges. Soudain, se signalait sur le terrain, une meute de policiers pour disperser les manifestants. A l’appel d’un officier supérieur, d’autres renforts affluaient aussitôt devant le siège de l’U.A. pour distribuer des coups de bottines aux membres de Filimbi, afin de les déloger, pendant que les uns restaient assis, les autres étalés sur la chaussée.
            On retient que par leur sit-in, les membres de Filimbi entendaient dénoncer le soutien de l’organisation panafricaine à l’Accord politique issu du dialogue chapeauté par le facilitateur Edem Kodjo. «C’est un coup d’Etat constitutionnel», a laissé entendre un membre de Filimbi qui relève que l’Union africaine portera la responsabilité de tout ce qui se passera de triste dans ce pays.
            Aux dernières nouvelles, nous apprenons que dans la foulée de l’opération de la police, 18 cas d’arrestation ont été effectués. Au rang de ces manifestants, on cite Ben Carbone Béni, coordonnateur du mouvement Filimbi, James Singi, Marius Kabasele, Francis Mutembo et Palmer Kabeya. Ces jeunes activistes se trouvent incarcérés au Commissariat provincial de la police ville de Kinshasa.
J.R.T.