Sida : la Fondation « Femme Plus » interpelle le gouvernement

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Enfants victimes du VIH/Sida
Enfants victimes du VIH/Sida
Enfants victimes du VIH/Sida

Dans un communiqué de presse parvenu à la rédaction du journal Le Phare, hier mardi 1er décembre 2015, la Fondation « Femme Plus » est montée au créneau pour interpeller les pouvoirs publics, à tous les niveaux, sur les dépenses liées au VIH. Son leitmotiv : mettre fin à l’épidémie du Sida d’ici 2030, sur fond d’augmentation des personnes sous traitement et surtout de la qualité des soins. « Passant en revue les dépenses liées au VIH entre 2013-2014, on relève que la contribution du gouvernement congolais a augmenté considérablement de 18 701 115 USD en 2013 à 30 404 892 USD en 2014, mais plus de 74% de fonds sont orientés vers les ressources humaines et la gestion des programmes. Avec cette tendance, on arrivera difficilement à atteindre une génération sans VIH… », a alerté Thérèse Omari Kabale, la coordonnatrice de la Fondation «Femme Plus».

Reconnaissant que dans son souci d’accélérer sa réponse aux objectifs 90-90-90 de l’ONUSIDA, le gouvernement de la RD Congo, à travers son ministère de tutelle et ses partenaires, réserve une part importante pour une lutte efficace contre  le VIH/Sida, Thérèse Omari a indiqué qu’en ces deux dernières années (2013 et 2014), l’Exécutif a nettement accru sa contribution en la matière. Néanmoins, souligne-t-elle, l’effort à fournir reste encore entier, car « face à une continuelle décroissance de l’aide internationale et une plus importante par des ménages, il lui est légitimement dévolu de se mettre de manière irréfutable aux manettes de cette lutte en alignant davantage une part considérable dans son budget citoyen ». Par ce geste, ce qui est visé demeure la réduction de l’impact dudit épidémie.

            Concrètement, la Fondation «Femme Plus» demande au gouvernement congolais de traduire, d’abord, ses engagements financiers par la disponibilisation des intrants pour augmenter le nombre des personnes qui connaissent leur statut sérologique. Ensuite, il faut augmenter le nombre de personnes sous traitement qui actuellement s’élève de 32 à 34 % et celui des enfants vivant avec le VIH, sous traitement ou prise en charge pédiatrique. Troisièmement, le gouvernement devrait augmenter à 100% la prise en charge des femmes vivant avec le VIH/Sida. Enfin, il doit aider à l’atteinte de la charge virale non détectable pour tous les PVVIH.

            Pour sa part, en marge de cette Journée Mondiale Sida, «Femme Plus» s’engage à suivre ces indicateurs dans le cadre de la gouvernance sanitaire et l’amélioration de la qualité de la prise en charge et la promotion du droit à la santé pour toute personne en RDC, tel que garanti dans la Constitution et les différents engrangements.

             Il convient de noter que cette année encore, la journée a pour thème international « Mettre fin à l’épidemeie du Sida comme objectif de développement durable » et pour thème national « Plus d’engagement et plus des ressources pour mettre fin à l’épidémie du sida en RDC d’ici 2030 », afin de mobiliser totalement l’opinion pour la lutte contre le virus et de poursuivre la campagne de sensibilisation pour inciter chacun à se protéger et se faire dépister.

            Pour rappel, c’est en 1988 que l’Assemblée générale avait exprimé sa vive préoccupation devant la pandémie de sida. Notons que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait choisi la date du 1er décembre 1988 comme Journée mondiale du sida, l’Assemblée a souligné l’importance de cette manifestation (résolution 43/15). Aujourd’hui, plus de 41 millions de personnes sont séropositives et sidéennes.

 

            Tshieke Bukasa