SIDA : une forte prévalence chez les jeunes de 15-24 ans en RD Congo

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Les réseaux sociaux ont apporté une véritable révolution dans le monde de communication, avec à l’affiche une très adhésion des adolescents et jeunes qui y consacrent une bonne partie de leur temps que de consommer les médias traditionnels (journaux, radios, télévision).

            C’est le résultat de l’enquête menée par le Programme National Santé de l’Adolescent (PNSA), avec le financement de l’USAID (Agence américaine pour le développement) à travers son projet PROSANIplus, dans la province de Lualuba plus précisément dans les deux zones de santé de la ville de Kolwezi à savoir : Dilala et Manika.

            L’enquête portait sur l’utilisation des réseaux socio-numériques chez les adolescents et jeunes, en vue d’élaborer de nouvelles stratégies de communication à utiliser pour promouvoir la santé sexuelle et reproductive de cette catégorie d’âges (15 à 24 ans) y compris le Vih/Sida face à l’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication, et singulièrement le développement du numérique. C’est pourquoi l’étude s’est assigné comme objectif principal d’évaluer l’audience et l’utilisation des réseaux sociaux chez les adolescents et les jeunes;

identifier les canaux d’information sur les problèmes de santé sexuelle et reproductive chez les adolescents et les jeunes ; mesurer l’audience des médias traditionnels et médiaux sociaux chez les adolescents et les jeunes ; relever les thématiques utilisées y compris les questions de santé sexuelle sur les réseaux sociaux chez les adolescents et les jeunes…

            Cette étude transversale et descriptive en utilisant l’approche quantitative et qualitative a été menée auprès des adolescents et jeunes de 15 à 24 ans de Dilala et de Manika. 8 focus group de 12 participants chacun ont été organisés dans lesdites zones de santé en vue de complément d’informations des données collectées. Un échantillon de 480 jeunes a été obtenu à partir d’un sondage aléatoire à plusieurs degrés dans les ménages. Le poids démographique était le critère ayant présidé à la répartition de l’échantillon dans les deux zones de santé choisies.

            A l’issue du dépouillement des données, on a confirmé la connaissance et l’utilisation des médias sociaux par les jeunes, notamment ceux qui détiennent des téléphones de marque Smartphone. Par ces canaux d’informations, les jeunes ont avoué être au courant des informations relatives à la santé sexuelle et reproductive, au risque de contamination au Vih/Sida et aux IST, à l’utilisation des méthodes contraceptives modernes, aux violences sexueles.

            Parmi les réseaux sociaux les plus prisés, Facebook carabole en tête, suivi successivement de Whatsapp, Twitter, et Youtube. Les garçons utilisent plus Facebook (91%) contre 77% pour les filles. Par contre, les filles consomment plus le Whatsapp, soit 82% contre 62% pour les garçons.

            Ils avancent tous comme raisons qui les poussent à s’accrocher à ces nouveaux médias : publier et télécharger les photos, la musique ; chercher une nouvelle relation amoureuse et des amis avec lesquels on s’est séparé depuis longtemps ; se divertir avec des films (pornographiques pour la plupart des cas) ; suivre les informations ou l’actualité ; faire des recherches scientifiques, etc.

Ainsi, grâce à cette enquête, le PNSA avec l’appui de l’USAID à travers son programme PROSANIplus a levé l’option de revoir ses stratégies de communication notamment des canaux d’informations à utiliser pour atteindre cette catégorie de la population afin de lui apporter des informations liées à la santé, en vue de l’alerter contre les risques d’attraper le Vih/Sida. Les réseaux sociaux seront désormais pris en compte dans la nouvelle stratégie de communication à mettre en place, sans exclure les médias traditionnels.

            La publication des résultats de cette enquête est intervenue, hier mardi 24 avril au cercle Le Gourmand, à Gombe.

Dom