Shabunda : les Casques bleus remplacent les FARDC

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« La force de la MONUSCO, a lancé une opération le 31 mai dernier, dénommée «Amani ya kweli» (la paix certaine). Elle avait pour but d’assurer une meilleure protection des populations civiles, et de combler le vide occasionné par l’absence des troupes FARDC, » a indiqué le porte-parole militaire de la MONUSCO, le lieutenant colonel Félix Prosper Basse, au cours de la conférence de presse hebdomadaire tenue hier mercredi 08 juin 2011 au siège de la mission onusienne à Kinshasa. On rappellee que la semaine dernière, dans un communiqué de presse, le Bureau des Nations Unies pour des affaires humanitaires (OCHA) signalait que les éléments des Forces démocratiques pour la libération du Congo (FDLR) occupaient les positions laissées vides par le redéploiement des éléments des FARDC.  

Dans un autre communiqué de presse daté du mercredi 8 juin 2011,  OCHA, a également indiqué que  le mouvement de restructuration des militaires de l’armée nationale vers certains points avait laissé beaucoup de zones sans défense, notamment dans le territoire de Shabunda et dans plusieurs zones du Nord-est où circulaient désormais librement des éléments des forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Avec l’opération « Amani ya kweli », la Monusco veut occuper momentanément les positions labandonnées par les FARDC pour assurer la protection de la population. 

Selon le chargé de l’information publique et plaidoyer d’OCHA, Yvon Edoumou, dans les zones occupées par les forces négatives, pour obtenir un semblant de paix, les FDLR réclamaient jusqu’ à six milles dollars américains aux populations locales. Le médecin chef de Lulingu aurait quant à lui été sommé de payer plusieurs centaines de dollars pour garantir sa sécurité et celle de l’hôpital.

C’est suite à ce climat d’insécurité et de rançonnement de la population civile, dû à l’absence des troupes FARDC sur le terrain, que la force de la MONUSCO s’était décidée de combler ce vide et ramener de l’ordre. Cela a contribué à l’instauration d’un climat serein, a déclaré le porte-parole militaire onusien.
Toutefois, le lieutenant colonel Félix Prosper Basse a tenu à rappeler l’existence des camps de déplacés dans les zones reculées du territoire de Shabunda.

Benjamin Mbangu (stg/IFASIC)

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