Session ordinaire de l’Examen d’Etat 2015 : aujourd’hui, 513.000 candidats sur la ligne de départ

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exetat_2011_nordkivuAu total, 513.000 élèves finalistes du secondaire et autodidactes sont inscrits pour participer à la 49ème session ordinaire de l’Examen d’Etat 2015, qui démarre aujourd’hui sur l’ensemble du territoire national. Cette précision a été fournie par Maker Mwangu Famba, ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Initiation à la Nouvelle Citoyenneté (EPS/INC), à l’issue d’une tournée d’inspection qu’il a effectuée hier dimanche, 21 juin 2015, dans les trois provinces éducationnelles de la Capitale. A cette occasion, il s’est fait accompagné de Thérèse Olenga Kalonda, ministre provinciale en charge de l’Education, Environnement et Genre et de plusieurs de ses proches collaborateurs dont le Secrétaire général à l’EPSP, Dieudonné Lufunisabo Bundoki, et l’Inspecteur général à l’EPSP, Michel Djamba. La journée dominicale et le calendrier chargé du ministre l’ont contraint à n’inspecter que trois écoles où sont installés les centres d’Examen d’Etat. C’est notamment le Complexe scolaire Maxel à Matete (Kinshasa/Est) ; le Complexe scolaire de l’Armée du Salut à Kalamu (Kinshasa/Centre) et le Lycée Bosangani, à la Gombe (Kinshasa/Ouest). La session ordinaire de l’Examen d’Etat intervient traditionnellement après la passation de l’épreuve de la dissertation, qui, cette année, s’est déjà déroulée le 28 avril 2015.

 

Dans chaque centre visité, Maker Mwangu s’est intéressé, de prime abord, à l’organisation, en se faisant expliquer – lui et sa délégation – les aspects qui prouvent que le calendrier arrêté l’Examen d’Etat est exécuté ou non. Parmi les points examiné dans chaque centre figurent l’affichage à temps des instructions et des listes de candidats envoyés par l’inspection provinciale de l’EPSP ; le nombre des candidats et des locaux d’examen retenus ; le mixage de candidats de différentes options et de différentes écoles dans une salle d’examen et l’inscription des numéros d’ordre sur les pupitres. Le ministre et sa délégation ont cherché aussi à savoir si les chefs de centres d’examen ont tenu des réunions d’explication programmées avec les candidats et les intervenants choisis pour surveiller les salles d’examen et surtout si les chefs d’établissement ayant envoyé les finalistes ont déposé les documents exigés et les photos de chaque élève. Ici, il convient d’épingler une innovation du Ministère de l’EPS/INC avec l’introduction d’une carte biométrique pour chaque élève ou candidat finaliste du secondaire au niveau de la capitale dans un premier temps, avant de l’étendre à toutes les provinces l’année prochaine. Le double de la photo figurant sur la carte biométrique est envoyé dans le centre d’examen du candidat pour fiabiliser de plus en plus son identité et combattre toute fraude. Et le ministre et sa délégation ont vérifié également le respect de cette innovation dans les centres d’examen visités.

 

Tout est fin prêt dans toutes les provinces de la République

 

A la fin de son inspection, Maker Mwangu Famba a tenu à exprimer sa joie de constater la bonne organisation mise en place au niveau de la capitale ; et cela, a-t-il noté, grâce à l’implication de l’Hôtel de Ville et des responsables de chaque province éducationnelle. Cette situation est la même à l’intérieur du pays d’où lui proviennent différents rapports à cet effet. Il a souligné la remarquable percée des jeunes filles à cet examen, particulièrement à l’intérieur du pays, où leur nombre dépasse celui des garçons, sauf ici dans la capitale où les garçons gardent encore le leadership avec 51% contre 49% pour   les filles. En outre, il a constaté que l’effectif global des candidats cette année est légèrement en deçà par rapport à l’année scolaire dernière, à cause de certains événements qui ont provoqué des déplacements des populations aussi bien à Beni, au Nord-Kivu, qu’à l’extérieur de notre pays, comme au Burundi, etc. L’examen d’Etat est aussi organisé dans plusieurs pays limitrophes par certaines écoles à programmes rdcongolaises dont le nombre d’élèves finalistes vient gonfler l’effectif définitif fourni par l’Inspection générale de l’EPSP.

SAKAZ