Serment de Tshisekedi : la Monusco non concernée

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Répondant à une question relative à la sécurité des manifestants devant prendre part à la prestation de serment d’Etienne Tshisekedi le vendredi 23 décembre 2011 au stade des Martyrs, Touré Penangnini, le porte- parole intérimaire de la Monusco, a déclaré que « les forces onusiennes viennent en appui aux forces congolaises de sécurité ». Pour ce qui est de la sécurisation de ceux qui prendront part à cet événement,  la « Monusco fait confiance à la police dont les éléments ont été formés pour pouvoir contenir de grands mouvements de foule ».
La Monusco a donné son point de vue revient aux Congolais qui descendront demain vendredi dans les artères de Kinshasa de ne compter que sur leur détermination.  Ils n’ont rien n’à espérer de la Monusco qui se dit non concernée par cet événement.

Par ailleurs, le porte-parole militaire de la Monusco, le lieutenant-colonel Félix Prosper Basse, a reconnu la persistance de la tension postélectorale dans les deux Kasaï, au Bas- Congo et à Kinshasa. Il a signalé que la cellule de crise de la Force de la Monusco établie à Kinshasa continue d’assurer le suivi de la situation sécuritaire sur l’ensemble du territoire national par la conduite récurrente de patrouilles intensives de longue portée, mais aussi de diligenter de nombreuses escortes.

Dans le même ordre d’idées, le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH), a dit le porte-parole intérimaire, reste préoccupé par le nombre d’arrestations arbitraires perpétrées par les forces de sécurité suite à la proclamation des résultats de l’élection présidentielle, ainsi que par les allégations de mauvais traitements dans différents lieux de détention. Profitant de cette occasion, le BCNUDH a rappelé aux forces de sécurité congolaises que toute intervention doit être basée sur les standards internationaux  des droits de l’homme, notamment en ce qui concerne l’usage proportionnel de la force.
A une question relative à la position de la Monusco sur l’arrêt de la Cour Suprême de Justice sur l’élection présidentielle, le porte- parole intérimaire Touré Penangnini a indiqué que « la mission onusienne n’avait pas un point de vue particulier à prendre par rapport à cette décision ».

Jean- René Bompolonga 

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