Série noire suspecte dans une famille

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Maguy, une jeune femme âgée de 35 ans, est décédée subitement le vendredi 07 mai à son réveil, sans avoir présenté le moindre signe apparent de maladie. Elle résidait sur l’avenue Manianga n°20, au quartier Camp Munganga, dans la commune de Ngaliema. C’est le troisième cas de décès suspect intervenu au sein de cette famille, en l’espace d’une année. On rappelle en effet que le frère aîné de la défunte, qui répondait au nom de Bayiko, avait été frappé par la foudre le jour de la « Bonana », le 1er janvier 2010. Un autre membre avait quitté aussi cette terre des hommes il y a quelques mois.

Quant à Maguy, orpheline de père depuis l’année dernière, elle a piqué une crise dont l’origine n’a pas été déterminée, le vendredi 07 mai au matin. Elle venait à peine de se réveiller et se rendait derrière leur maison pour déverser dans les toilettes le contenu de son pot d’urine. Transportée d’urgence à une polyclinique toute proche, elle n’a pu se remettre de son malaise.

A l’annonce de sa mort, tout le quartier avait les regards tournés vers ses tantes et oncles maternels, que l’on accuse de vouloir leur arracher la parcelle leur laissée par leur défunt père. On laisse entendre qu’avant d’être foudroyé le 1er janvier 2010, son frère Bayiko avait eu une vive altercation avec le clan paternel. A son tour, Maguy était entrée elle aussi en conflit avec le même camp.

Selon les commérages des voisins du quartier, la stratégie arrêtée par le clan paternel consisterait à « exterminer » tous les ayants-droits issus du sang du propriétaire de la parcelle sise au numéro 20 de l’avenue Manianga, de manière à rendre le bien sans maître. Menacés de mort par des badauds, aucun oncle ni tante n’a osé se présenter aux funérailles de Maguy.

                                               Marianne Feti, stg/Ifasic

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