SENAT : Maker Mwangu a présenté l’état des lieux de l’EPS/INC

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Maker-Mwangu-Ministre-de-lEPSP (1)En réponse à une question orale avec débat sur les maux qui rongeraient l’Enseignement primaire et secondaire dans notre pays – question adressée au Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Initiation à la Nouvelle Citoyenneté (EPS/INC) par le sénateur Nelson Bya’ene Esongo – Maker Mwangu Famba, ministre de l’EPS/INC a fourni hier, 17 novembre 2015, à la séance plénière du Senat, présidée par Léon Kengo wa Dondo, son président, des éléments de réponse permettant à l’auguste assemblée de mieux comprendre cette question. A ce sujet, Nelson Bya’ene Esongo avait cinq préoccupations portant particulièrement sur la baisse sensible du niveau de l’Enseignement ; la construction des infrastructures scolaires pour améliorer l’accès à l’enseignement ; le patrimoine des ministères de l’EPS/INC et de l’Enseignement Technique et Professionnel (ETP) ; les mauvaises pratiques qui entoureraient la passation des épreuves de l’Examen d’Etat et, enfin, l’immoralité qui serait constatée dans l’organisation des journées culturelles dans les écoles. C’est ainsi que, dans un souci de mieux cadrer son explication, le ministre de l’EPS/INC a tenu à signaler avant toute chose que l’Enseignement comprend, dans notre pays, deux structures : l’enseignement formel et l’éducation non formelle ; et que le Ministère de l’EPS/INC fait partie des ministères qui gère l’enseignement formel. Il a souligné que son administration centrale comprend 22 directions administratives.

Expliquant la politique suivie pour l’atteinte de la qualité de l’Enseignement en vue de répondre efficacement aux exigences projet présidentiel de « la Révolution de la Modernité », Maker Mwangu a noté l’application, depuis 2013, de la politique « de l’Administration de non-originaires » dans l’affectation des cadres dirigeants du niveau provincial. Il a signalé le respect du partenariat éducatif, selon la Convention de 1977 qui donne mandat de gestion des certaines écoles publiques aux confessions religieuses et l’exécution actuellement de la « Stratégie de reconstruction et de développement du Sous-secteur de l’Enseignement primaire et secondaire » adoptée par le Gouvernement en 2010 et son plan d’opérationnalisation «Plan Intérimaire de l’Education». Dans cette Stratégie, la qualité des enseignements et des apprentissages à l’école figurent parmi les objectifs prioritaires.

La construction des 1.000 écoles dans le viseur du Gouvernement

Concernant la construction des écoles, le Ministre a montré que cette matière s’alignait sur l’objectif d’accroître l’accès, l’équité et la rétention des enfants à l’école. Fort des résultats d’une étude sur terrain, il a dit que le Gouvernement a mis en place le Programme de Réhabilitation et de Reconstruction des Infrastructures Scolaires (PRRIS) et a débloqué des ressources depuis mai 2013 pour la construction de 1.000 écoles en deux phases de 500 chacune. Selon lui, à ce jour, 435 écoles sont totalement construites et les 77 restantes sont en cours de finalisation. Le retard constaté est provoqué par l’accès difficile à certains sites de l’intérieur du pays. S’agissant de la gestion actuelle du patrimoine et du Budget de deux ministères de l’EPS/INC et de l’ETP, il a précisé que seul le Ministère des infrastructures et Travaux publics gère le patrimoine de l’Etat et l’affecte aux services publics pour usage. En outre, les deux ministères disposent chacun d’un budget distinct qu’ils négocient et gèrent. En outre, il a énuméré des mesures prises pour enrayer le système « labo » et « phénomène suivi » pratiqués lors de l’Examen d’Etat et admis l’existence d’un protocole entre l’EPS/INC et la société Vodacom (déjà arrivé à son terme en 2015) pour la publication des résultats de l’Examen d’Etat. Il a cité les bénéfices tirés de cette collaboration par l’Inspection générale.

SAKAZ