Selon OCHA : les organisations humanitaires évacuent Faradje

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 Certaines organisations humanitaires ont évacué leur personnel de Faradje, dans le district du Haut-Uele, dans la Province Orientale, à la suite des manifestations populaires consécutives à une attaque perpétrée par des hommes armés contre une localité à 2 km de Faradje, centre dans la nuit du 11 au 12 février, indique un communiqué d’OCHA/RDC remis à la presse hier.

 Lors de cette attaque, poursuit le communiqué, une fille a été tuée, quatre enfants mineurs enlevés et neuf autres portés disparus. Plusieurs ménages ont été pillés.
 Le 13 février, huit agents humanitaires ont été acheminés sur Bunia tandis que les autres sont restés à Aba, en attendant l’amélioration des conditions sécuritaires à Faradje centre.

Toujours dans la Province orientale, l’ONG «Solidarités International rapporte une rupture d’intrants de prise en charge des victimes de violences sexuelles dans la structure de santé de Boga, en Ituri. Cette situation ne permet pas la prise en charge sur place et oblige les victimes à se déplacer jusqu’à Bukingi avec le risque de s’exposer sur la route aux exactions des hommes en armes.
 Le même communiqué d’OCHA signale qu’à la suite de la mesure d’interdiction de l’exploitation des étangs et de la faune de la forêt autour des localités Enyele et Monzaya, dans le territoire de Kungu, des fouilles systématiques sont effectuées auprès de la population de Monzaya.
 Selon l’ONG Search For Common Ground (SFCG), ces fouilles limitent les mouvements des populations. Cette mesure d’interdiction expose la population à l’insécurité alimentaire.
  SFCG a par ailleurs identifié cinq leaders Monzaya et Enyele qui ont accepté de participer à l’atelier de suivi du comité de conciliation de Bokonzi afin de baliser les voies et moyens pour entamer le processus de réconciliation entre les deux communautés qui se disputent des étangs.
 Le communiqué signale que les localités d’Enyele et Monzaya sont difficilement accessibles par route. L’état défectueux de la route d’Enyele par exemple ne permet pas d’acheminer de gros tonnages d’aide humanitaire. Rappelons que le conflit des étangs entre les deux localités avait fait plusieurs morts en septembre – octobre 2009 et provoqué le déplacement des milliers des personnes vers le Congo/Brazzaville.

JRB 

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