Sécurisation des activistes des droits de l’homme : le cas Chebeya interpelle les acteurs sociaux

0
28

 Les acteurs sociaux,  du Consortium d’Education Civique et Electoral « Consec » ont échangé hier mercredi 29 septembre dans la salle Pascal Kabungulu  sur les mécanismes à mettre en place pour faire face aux dangers qui les guettent.  Le Consec regroupe : Cause Commune, Recic- Kin, Unaf, Rodhecic, Ciam et Rocfad. 

            Le directeur exécutif adjoint de la VSV,  Rostin Manketa,  a parlé de l’évolution du dossier de Floribert Chebeya. Le permanent du Rodhecic, le père Minani, s’est attardé sur l’abc du métier de défenseur des droits de l’homme.

            André Bekambo et Gérard Bisambu, respectivement coordonnateur du Consec et secrétaire exécutif de Recic- Kin  ont pris la parole à tour de rôle  pour circonscrire le sens de cette journée de réflexion.

            Ils ont indiqué que les acteurs sociaux militent pour le bien-être de la population, mais ne prennent pas souvent  le temps de refléchir sur leurs problèmes professionnels.

            « Nous disons des choses qui des fois ne plaisent pas aux autorités du pays », a fait remarquer Gérard Bisambu.

            André Bekambo a dit de son côté qu’ils doivent être soudés pour faire face à l’adversité. La finalité est de trouver des voies et moyens pour limiter les risques auxquels ils sont exposés, a-t-il souligné.  L’organisation d’un atelier consacré exclusivement à la sécurisation des acteurs sociaux leur permettra d’aborder en profondeur ce problème.

            Dans son intervention,  Manketa  a indiqué qu’ils continuent d’exiger la création d’une commission d’enquête internationale pour faire éclater la vérité. Les familles biologique et professionnelle de Chebeya aimeraient surtout avoir d’information auprès des magistrats militaires commis à l’instruction du dossier.  L’autre couac est que le suspect numéro un étant un général, le principal magistrat censé diriger les débats doit avoir un grade égal ou supérieur à celui du général Numbi.

            Manketa a laissé entendre que la mobilisation observée au niveau des acteurs sociaux après la disparition tragique de Chebeya a cédé la place à une certaine démobilisation. «  Si nous ne nous mobilisons pas, nous risquons d’ouvrir des boulevards », a-t-il indiqué.

 .          Il  a ajouté qu’ils ne font pas de la discrimination entre Chebeya et Bazana. La famille de Bazana sera d’ici peu évacuée en Europe. 

            Axiomes

            Rigobert Minani a fait savoir que les querelles de leadership entre le Renadhoc et la VSV et d’autres frictions survenues après la disparition de Chebeya,nuisent aux intérêts des acteurs sociaux.

            Le travail d’un défenseur des droits de l’homme repose sur une série des piliers. Il s’agit de la formation, des mesures individuelles de protection et de la solidarité envers les autres et de l’engagement pour  les victimes.

            Certains activistes des droits de l’homme  sont peu formés en la matière.. . Les défenseurs  des droits de l’homme ont intérêt à se pencher sur l’abc du métier. La sécurité des défenseurs des droits de l’homme dépend largement d’eux-mêmes.

            Au chapitre des propositions, certains participants ont émis le vœu de procéder à l’état des lieux sur la  sécurisation des acteurs sociaux, l’identification des ong des droits de l’homme avant la convocation d’un atelier.

Jean- Pierre Nkutu

LEAVE A REPLY

*