Le Secrétaire Exécutif de Caritas Congo plaide pour la synergie entre les acteurs humanitaires, de développement et de la stabilisation

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Le Secrétaire Exécutif de Caritas Congo Asbl était  l’un des quatre intervenants à la Conférence Humanitaire de Genève, le vendredi 13 avril 2018, aux côtés de la Ministre du Commerce Extérieur et de la Coopération Internationale des Pays-Bas, du Commissaire Européen chargé de l’aide humanitaire et de la gestion des crises ainsi que du Haut Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés.

Boniface Nakwagelewi Ata Deagbo a d’abord remercié les organisateurs de cette conférence au nom des ONGs nationales de la RDC. Il a ensuite répondu à trois questions suivantes posées par le Coordonnateur des secours d’urgence des Nations Unies : que faire pour réduire les souffrances et redonner de l’espoir au peuple congolais? Quels sont les progrès réalisés depuis 2-3 ans et comment appuyer les ONG à mieux faire leur travail ?

Ainsi, l’orateur a indiqué que «la situation humanitaire en RDC est caractérisée par, d’une part, un accroissement incessant du nombre des personnes ayant besoin d’être assistées et, d’autre part, par la faiblesse des moyens mis à la disposition des acteurs humanitaires pour répondre à ces besoins».  Les besoins les plus importants sont la protection et la sécurité des personnes, car ce sont essentiellement les personnes déplacées par les conflits et les violences exercées par les milices armées qui ont besoin de l’aide humanitaire.

Quant au financement pluriannuel, il peut faire la différence dans la réponse en ce qu’il peut permettre la continuité dans l’action et d’assurer une certaine durabilité en prolongeant la réponse aux besoins les plus urgents par la réhabilitation. Cela exige une coordination entre les acteurs humanitaires, de développement et de la stabilisation d’une part et une concertation entre les bailleurs des fonds humanitaires et de développement d’autre part.

En ce qui concerne les communautés affectées par des conflits, les meilleures approches de l’interaction/intervention des acteurs humanitaires sont la collaboration étroite et la synergie entre les acteurs humanitaires, de développement et de la stabilisation (Administration Publique, Justice). Boniface Nakwagelewi Ata Deagbo a cité comme meilleur exemple, le cas de la crise de l’Ituri, entre 199 et 2005, où on a combiné la réponse d’urgence et le désarmement-démobilisation et réinsertion socio-économique des miliciens ainsi que l’arrestation et le jugement des seigneurs de guerre.

Cette bonne pratique est malheureusement peu observée pour les régions du Tanganyika et l’Espace Kasaï, a souligné l’intervenant.

Guy-Marin Kamandji