Scandale au procès Chebeya et Bazana : la vérité sur le point d’être enchaîné

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La Cour Militaire de Kinshasa/Gombe, République Démocratique du Congo siégeant au premier degré  depuis novembre 2010 sur le procès assassinat de deux défenseurs des droits humains dans les locaux de t’Inspection Générale de la Police Nationale Congolaise (IG/PNC) dans la nuit du 01 au 02 juin 2010, est manifestement sous pression politique en vue d’enchaîner la vérité et d’aboutir à une parodie de procès.

En effet, à l’audience du lundi 09 mai 2011, les parties civiles ont été scandalisées par l’invitation faite, après les plaidoiries des avocats de la République (partie civilement responsable du double et ignoble assassinat des défenseurs Floribert CHEBEYA BAHIZIRE et Fidèle BAZANA EDADI), par le colonel MASUNGI MUNA Camille, Premier Président de la Cour Militaire de Kinshasa/Gombe à toutes les parties au procès de procéder à la requalification des infractions mises à charge des prévenus à savoir l’association des malfaiteurs  et assassinat.

En outre, le juge colonel MASUNGI MUNA Camille, contrairement  à ses habitudes, a surpris toute l’assistance au procès par des questions de complaisance posées aux prévenus afin visiblement d’amener la Cour à déduire à un homicide involontaire tendant à faire croire à l’opinion publique que monsieur Floribert CHEBEYA BAHIZIRE est mort de suites de l’imprudence de ceux qui l’avaient menotté et torturé.
Cette démarche ayant pour objectif d’écarter les infractions d’assassinat et d’association criminelle prouve à suffisance la banalisation de la vie humaine en général et celle des défenseurs des droits humains particulièrement.

En sus, ladite démarche ne fera que ternir davantage l’image de la RDCongo en matière des droits humains et de la démocratie en accordant des peines légères aux prévenus colonel Daniel MUKALAY et consorts et l’impunité au suspect numéro un, le Général John NUMBI BANZA TAMBO.
La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) est convaincue que le double assassinat planifié et ciblé de Floribert CHEBEYA BAHIZIRE et Fidèle BAZANA EDADI est un crime d’Etat et que la vérité finira par triompher un jour. Le Directeur Exécutif de la VSV n’est pas mort d’une mort naturelle comme l’a prétendu la partie civilement responsable ou l’Etat congolais dans le simple but de cracher sur la mémoire de deux victimes.
Le rapport d’autopsie auquel se réfère l’Etat congolais et la défense des prévenus est tout à fait clair en ce qu’il a fait une recommandation selon laquelle il devrait être complété par une enquête policière technique et tactique susceptible de fournir des informations supplémentaires sur les différentes causes de mort non naturelle qui ne laisse pas ou pratiquement pas de traces spécifiques.

Pour la VSV, le rapport d’autopsie avait déjà été complété à priori par le rapport de la Police Technique et Scientifique RD Congolaise qui a constaté à la découverte du corps sans vie de feu Floribert CHEBEYA BAHIZIRE que le cou de ce dernier avait été tordu et le sang coulait de la bouche. Il  est donc ridicule de parler d’une «mort naturelle » lorsque le cou de quelqu’un a été intentionnellement tordu.

Tout compte fait, la VSV reste convaincue que l’opinion nationale et internationale ainsi que la communauté mondiale des défenseurs des droits humains savent bien qui ont assassiné Floribert CHEBEYA BAHIZIRE et Fidèle BAZANA EDADI, martyrs des droits humains et de la démocratie en RD Congo.

Fait à Kinshasa, le 10 mai 2011
La Voix des Sans-Voix pour les Droits de l’Homme (VSV)

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