SADC : la RDC examine ses projets bancables

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sadcLe directeur de cabinet du ministre des Finances, Gérard Mutombo Mulemule, a ouvert, hier jeudi 3 mars 2016 à Roméo Golf à Gombe, l’atelier sur « les possibilités de financement des projets de la RDC par la SADC ». Cette démarche, convient-il de souligner, est consécutive à un mécanisme régional de financement des projets intégrateurs susceptibles de soutenir le développement économique et la croissance durable dans la région de la Communauté des Etats de l’Afrique Australe(SADC).

En effet, a-t-il d’entrée de jeu rappelé, ce forum découle du Protocole sur la Finance et l’Investissement signé le 18 août 2006 à Maseru(Lesotho), qui a pour objectif de favoriser l’harmonisation des politiques des Etats parties dans les secteurs de la Finance et de l’Investissement, afin de les conformer aux objectifs de la SADC. « En facilitant l’intégration, la coopération et la coordination régionale dans ces secteurs,  il y a diversification et extension des secteurs productifs de l’économie, accroissement du commerce intrarégional, pour réaliser le développement e éradiquer la pauvre… » a martelé le directeur de cabinet.

En vue d’atteindre l’objectif assigné, le Protocole a prévu, en son article 16, la création d’un Fonds de financement des projets de la SADC dit Fonds de Préparation et d’Elaboration des Projets(PPDF) qui a 4 domaines d’interventions prioritaires, notamment : le développement des infrastructures ; du secteur industriel ; du secteur social ; et enfin, l’offre des facilités pour l’intégration et l’ajustement économique des pays membres de la SADC qui en exprimeraient le besoin. A ces 4 domaines d’interventions, les experts ont proposé l’insertion d’un 5ème domaine d’intervention dénommé « Elaboration des projets ».

A en croire ce cadre, le PPDF aura un capital autorisé de 13 milliards USD assorti d’un capital d’amorçage (capital souscrit) de 1,2 milliards USD.

Quelques projets  congolais

 Invités à exposer quelques projets nationaux, des experts congolais ont décrit à l’assistance les ambitions du pays à se mettre sur le même podium que ses homologues.

A titre exemplatif, le manager Armand Musankishay Katalay, du Service centrale des Incidents de paiement à la Direction des systèmes de paiement de la Banque Centrale du Congo(BCC), a dévoilé la necessité de moderniser le système de paiement en RDC qui est caractérisé actuellement par un faible taux de bancarisation ; une prédominance de monnaie fiduciaire ; un délai d’exécution long ; un environnement juridique actuel vétuste ; l’absence d’interbancaire et de l’interopérabilité ; l’importance du secteur informel ; etc.

Comme pistes de solutions, il propose, entre autres, la mise en place du système de paiement en temps réel(RTGS) ; la chambre de compensation automatisée ; le dépositaire central des Titres ; l’abrogation de la loi 1968 relative au chèque non approvisionné ; la dépénalisation partielle de l’émission des chèques non provisionnés ; etc.

Quant à Adrien Onawotsho Lokandjo, attaché d’études au ministère des Transports et Voies de Communication, il a présenté trois projets intégrateurs, notamment celui lié à la réhabilitation du chemin de fer Kolwezi-Dilolo (427 km), Teke-Sakanya (492 km) et le port de Kalemie qui favorise les échanges entre la RDC et la Tanzanie. « Dans le cadre de cet atelier, il s’agit de pouvoir rechercher des fonds pour réaliser les études de faisabilité. Compte tenu du fait qu’il n’y avait pas une enveloppe, nous avons estimé qu’il faille procéder par la demande aux consultants de soumissionner afin de nous permettre de prendre le moins disant. Etant donné qu’on nous demande de pouvoir chiffré, nous allons donner prochainement les prix indicatifs… » conclu l’expert du ministère des Transports et Voies de Communication.

Tshieke Bukasa