SADC : la corruption interdite de séjour

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L’après midi du 30 avril 2010 a connu la clôture de laréunion des ministres de la justice de la Sadc. Ces assises qui se sont tenues du 29 au 30 avril 2010 au Grand Hôtel Kinshasa, dans la commune de la Gombe. La particularité de ces travaux réside dans le fait qu’ils se sont achevés sans un communiqué final. Ce qui a un peu intrigué les observateurs qui craignaient une divergence autour des questions abordées lors des discussions. Ils ont posé la question au ministre congolais de la Justice et Droits Humains, Janvier Luzolo Bambi Lessa. Expliquant cette particularité, ce dernier à souligné que les réunions des ministres de la justice de la Sadc ont  leur rite de commencer et de se terminer une conférence. Ce qui s’est passé ici est donc conforme à la solennité et aux procédures qui caractérisent tous les conseils des ministres de la justice de la Sadc. Les mêmes procédures étaient aussi d’application en 2009, lors de leur réunion à Prétoria.

Pour Luzola Bambi Lessa, les ministres de justice de la Sadc sont des conseillers juridiques de leurs chefs d’Etat et la primeur de la cogitation de leur forum leur est réservée. En plus, parmi les défis majeurs que la justice au sein de la Sadc doit relever figure la bonne gouvernance judiciaire. Et, pour lui, la justice devra jouer un rôle important dans la consolidation de l’Espace de la Sadc en défendant les valeurs judiciaires telles que la lutte contre la corruption, contre l’impunité, la bonne gouvernance, etc. A ce sujet, le ministre  congolais de la justice a expliqué que la justice, au sein de la Sadc est essentiellement anti-corruption. Et l’intégration de la justice de la Rd Congo dans cette communauté doit être perçue comme un renforcement de capacité, et en même temps, une interpellation des magistrats congolais sur le rôle qu’ils sont appelés à jouer dans l’efficacité de la lutte contre la corruption. Singulièrement pour lui-même, il a avoué avoir trouvé dans cette conférence un renforcement des capacités de l’opération « Tolérance zéro ».

Evoquant certains aspects débattus lors de ces assises, il a parlé de ceux  touchant au rôle et à l’applicabilité des décisions du Tribunal de la Sadc qui est, une institution judiciaire communautaire. Il a eu aussi de échanges sur des nombreuses questions touchant à l’organisation de la Sadc et concernant un certains nombre d’Etat qui appellent à l’intervention du Tribunal. Enfin il a rappelé que lors du sommet des Chefs d’Etat de la Sadc qui s’est tenu à Kinshasa, certains points ont été référés à la réflexion du conseil des ministres de la justice et les conclusions leurs sont réservées. Par ailleurs, le Mozambicain Teodoso Uate, représentant du secrétaire exécutif de la Sadc a donné les deux décisions prises lors de ce conseil des ministres de la justice : ils sont tombés d’accord pour entamer une étude indépendante sur le rôle et le mandat du Tribunal de la Sadc et accepté de différer la question de l’application d’une décision du Tribunal de la Sadc après la réalisation de cette étude.

SAKAZ

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