RVA : cabale des pilleurs contre Jean Assice

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La question orale avec débat sur la situation à la Régie des voies aériennes (RVA) initiée par le sénateur Moïse Nyarugabo suscite, en toute objectivité, beaucoup d’interrogations. Commençons par repréciser les paramètres en jeu : avant l’arrivée de l’équipe de Jean Assice en octobre 2008, tous les indicateurs de la RVA étaient au rouge. Les cadres et agents de la ville de Kinshasa accusaient deux mois d’arriérés de salaires et leurs collègues de l’intérieur 16 à 42 mois. Aucun décompte final des retraités et familles des décédés n’était payé. Les provisions des frais médicaux étaient à peine de 2000 USD/mois pour une population de 10.000 personnes, soit environ 20 centimes par tête. Les indemnités de logement étaient de 74,09 USD pour les directeurs et 70,14 USD pour les directeurs Adjoints.
  
            En novembre 2008, et par suite d’un rapport d’audit commandité par les autorités au Cabinet international Deloitte, il a été constaté beaucoup  d’embauches irrégulières perpétrées par le PCA et l’ADGA Okana qui assurait l’intérim. Plus de 2000 personnes engagées en neuf mois, dont un abbé, curé d’une paroisse catholique que l’ADGA avait embauché comme conseiller spirituel. Ce prélat catholique qui ne se présentait même pas à la RVA était payé grassement au rang de Chef de division. Son Eminence le cardinal Laurent Monsegwo avait fortement critiqué l’auteur de cette embauche et le prêtre qui s’était prêté à cette manipulation. En interaction, les sommes indûment dépensées ont été remboursées par l’ADGA qui avait également engagé trois secrétaires temporaires, alors que la RVA regorge de personnel administratif.
            De son côté, le PCA a engagé un géologue pour une entreprise aérienne qui n’en avait nullement, ainsi qu’un nombre excessif de membres de cabinet.
            Bien plus, tout en bénéficiant mensuellement d’allocations de carburant substantielles de 1000 litres, l’Adga Okana faisait faire encore le plein de ses véhicules à N’Djili en inscrivant ces dépenses sur celles de l’aéroport, et cela jusqu’à concurrence de 8.000 USD. De son côté, le PCA a engagé un géologue pour une entreprise aérienne, ainsi qu’un nombre excessif de membres de cabinet.
            Pas de formation du personnel et toutes les infrastructures désuètes et hors normes. Notre espace aérien est non sécurisé et contrôlé à grand-peine, pas de budget d’investissement.
 
Restauration d’un climat de travail
 
            Sur une période de 24 mois de stabilisation, des efforts ont été déployés pour améliorer la situation sociale du personnel sur divers plans. Le comité Jean Assice a réussi à apurer les arriérés de salaires de 2008. Ceux de l’intérieur hérités des gestions précédentes sont en train d’être payés. Ajoutez-y : l’uniformisation du barème salarial de la RVA ; l’octroi du supplément des indemnités vie chère à tous les agents ; l’augmentation des indemnités de transport pour l’ensemble des personnels à 51 USD ; la gratification salariale en 2009 de plus de 1 million USD ; application du 1er  SMIG en octobre 2009, et de 2ème pallier en septembre et novembre 2010 ; l’ouverture des comptes salaires à la banque pour les cadres et agents ; l’octroi des véhicules neufs avec un crédit à taux zéro pour les cadres de direction ; la révision des indemnités de logement de 74,09 USD à 700 USD pour les directeurs, et de 70,14 USD à 500 USD pour les directeurs Adjoints.
Les provisions médicales ont multipliées par 10 pour atteindre 20.000 USD/mois, soit 20 USD par personne. la RVA a relancé des conventions médicales signées avec certaines formations médicales locales, notamment le Centre Médical de Kinshasa, les Cliniques Universitaires, l’Hôpital général de référence de Kinshasa, la Clinique Ngaliema… et de l’étranger comme Sama en RSA, Roi Baudouin en Belgique.
            Les décomptes finals  de 125 personnes ont totalement payés et plusieurs agents retraités bénéficient de paiements partiels
 
Un modèle de bonne gouvernance
 
Le comité Assice a réussi à assainir plus de 6 millions USD de faux contrats de travaux et services. Ils ont résilié environ 300 faux contrats d’embauche de personnels (falsification de contrats, faux et usages de faux titres scolaires et académiques, malversations financières…) d’économiser près de 10 millions USD en dossiers de justice, d’arrêter le népotisme et les embauches fantaisistes de géologues et autres abbés dont la RVA n’avait pas besoin.
            Le comité Assice a permis à la RVA de bénéficier de dons de 160 millions USD de la Banque Africaine de développement (BAD) et de la Banque mondiale.
 
Annulation des contrats léonins et fantaisistes
 
La direction de la RVA a le malheur d’assurer une gestion orthodoxe, de refuser les dépenses incompatibles avec les règles de bonne gestion financière et budgétaire et de rejeter les interférences dans la gestion courante de l’entreprise. A titre illustratif : l’annulation des contrats douteux ou surfacturés (Prea, Safenet…) portant sur 2,2 millions USD, l’annulation d’utilisations forfaitaires non justifiables (carburant) à hauteur de 60.000 USD/an, la suppression des découverts permanent de N’Djili  (660.000 USD), l’annulation des commandes fantaisistes (barrières) de 480.000 USD, la suppression de fausses dettes et actions en justice (Hôtel Lac Kivu) de 300.000 USD, l’action en justice pour annulation de la fausse dette de l’hôtel Phœnix (800.000 USD), la rectification des abus sur les billets d’avion (400.000 USD), l’annulation du contrat « Rawbank » sur CODIR (160.000 USD), l’annulation des contrats « nettoyage » (600.000 USD/an), l’annulation du contrat « ornementation N’Djili »( 94.0000 USD/an), annulation du contrat IATA sur les redevances de la RVA (450.000 USD/an). Le rejet  d’un contrat technique de 35 millions USD par le MTVC au nom de la RVA, sans consultation avec celle-ci et sans aucun rapport avec les besoins de l’entreprise.
            Tous ces requins et pilleurs sont aux abois et ne jurent que par le départ de Jean Assice qui, pourtant, a réussi un recouvrement forcé des créances de 10 millions USD. Il a également optimisé des commandes de fonctionnement, économie de 500.000 USD.
 
Affaires judiciaires : la poule aux œufs d’or
 
            La RVA est accablée de dossiers judiciaires hérités des gestions antérieures. Chose curieuse, cette entreprise publique n’avait quasiment jamais gagné un procès, même lorsque les faits étaient en sa faveur. Des complicités internes bloquaient les processus. Le comité Assice a repris quasiment tous les dossiers et entamé des actions et mesures nécessaires en interne et en externe pour la défense des intérêts de la RVA. Il en résulte, en 2 ans, des économies de près de 10 millions USD ». A titre illustratif : la RVA a réalisé des gains de 1.553.000 Euros pour l’affaire PREA-KIA RCE 1130, 1.200.000 USD pour l’affaire Madame Golda et la société Makachi RPE 046 et 865.000 USD pour celle de Matu… De même, la régie projette des économies de 2.616.314,22 USD pour l’affaire de la SNEL RCE 1551 et 1552 et 1.250.000 USD pour l’affaire Kamalandua et CSRT RPA 11675… nous y reviendrons. 
M .L.

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