La Russie confirme son retour en Afrique

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En marge de la fête nationale de la Russie, l’ambassadeur Alexey Sentebov a organisé, en sa résidence, une cérémonie festive le vendredi 8 juin 2018. A cette occasion, il a confirmé le retour en force de son pays dans le domaine de coopération avec les pays africains en général et la République Démocratique du Congo en particulier.

Selon lui, dans l’histoire russe, cette journée est marquée  par le début des transformations profondes lancée en 1991. Malgré les difficultés, la période de transition a permis d’établir les intérêts
nationaux à défendre aujourd’hui avec fermeté. La Russie a pu
sauvegarder le meilleur de l’univers politique et est sûre de son
avenir car, elle s’est fixée des objectifs ambitieux vu l’histoire
commune qu’elle partage de longue date avec les pays africains.
Déjà, l’URSS soutenait la lutte anti coloniale des Etats de l’Afrique
et leurs droits de choisir le modèle du développement économique. Elle
fut l’un des 1er pays à reconnaitre ses jeunes Etats africains et
avait établi des relations diplomatiques eux après que l’année 1960
ait marquée la proclamation des indépendances au niveau africain. Et
avait conduit, depuis 7 juillet 1960 : c’était le début des relations
avec la RDC.
Après des décennies d’absence en Afrique, Alexey Sentebov a indiqué
que son pays est de retour avec une coopération étroite avec
l’Afrique. Ses aspirations correspondent avec celles des africains et
ont permis une augmentation de  sa contribution au programme d’aide au
développement africain.
Sa politique extérieur se focalise sur le renforcement de la paix, la
stabilité en Afrique et le règlement pacifique des conflits, y compris
en RDC. Sur beaucoup des dossiers, les positions russes et africaines
sont très proches. Ce  qui  explique le principe commun de la
politique extérieure. Il s’agit en 1er lieu du respect de la
souveraineté de la non ingérence dans les affaires intérieures, du
partenariat à la base de l’égalité.
Dans sa politique africaine, la Russie s’est inspirée du principe «
au problème africain, la solution doit être africaine », bien que  le
processus de consolidation de la paix sur le continent doivent être
accompagné par les Nations Unies et la communauté internationale qui
sont capables d’accorder l’assistance politique, financière et
logistique.
Il a souligné que la RDC est un partenaire dont la fidélité a été
prouvée dans le temps. Les relations bilatérales se sont appuyées sur
l’amitié entre les deux peuples. Cela  a été prouvé l’année dernière
au moment où la Russie a soutenu l’élection de la RDC au Conseil des
Droits de l’Homme des Nations Unies et pris en considération les
préoccupations congolaises lors de l’adoption de la dernière
résolution du Conseil de Sécurité sur la prolongation du mandat de la
Monusco.
En mars 2017, She Okitundu, vice 1er ministre et ministre des
Affaires étrangères, a visité Moscou et a eu des entretiens avec son
homologue russe. Cette rencontre a permis de réaliser des progrès dans
plusieurs dossiers de coopération bilatérale. Les parlementaires
congolais entretiennent des contacts réguliers avec les membres du
parlement russe où ils participent à plusieurs forums. Ceci est la
démonstration que les deux pays ont confirmé leur volonté
d’approfondir davantage la coopération commerciale et économique.
L’ambassadeur de la Russie a exprimé la satisfaction de son pays du
fait que les contacts politiques de haut niveau ont commencé à
apporter des résultats satisfaisants. Il a reconnu qu’il y a une
évolution encourageante de l’attitude des hommes d’affaires russes
envers la RDC. La mission diplomatique accorde une grande importance
au développement entre les régions de la Russie et du Congo.
Avant de clore par son regret de voir la RDC ne pas participer à la
coupe du monde et  de relever  que son pays est prêt à recevoir des
supporters congolais dans ses stades, Alexey Sentebov a exprimé ses
inquiétudes face à la réapparition de l’épidémie de la fièvre
hémorragique Ebola dans la province de l’Equateur en RDC. D’où la
proposition, acceptée par la RDC, des médecins russes pour fournir
l’expérience acquise entre 2014-2016 en Guinée lors de l’apparition de
cette fièvre hémorragique dans ce pays.

Yves Kadima