RFI : la France appelle Kinshasa à prendre les mesures nécessaires

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rfiAprès plus de deux mois de la coupure du signal de la Radio France Internationale (RFI) en République Démocratique du Congo, la France appelle à nouveau les autorités congolaises à prendre toutes les mesures nécessaires en vue de permettre le rétablissement du signal de cette radio d’Etat Français. Le ministère des Affaires Etrangères français a lancé cet appel dans son communiqué publié le mardi 31 janvier 2017 dans le site de l’Ambassade de France en RDC, sur la situation de la liberté de la presse. Ce communiqué officiel du Quai d’Orsay note à cet effet que la France est préoccupée par les atteintes persistantes à la liberté de la presse et au droit à l’information. Lesquelles atteintes affectent notamment RFI, dont le signal à Kinshasa est coupé depuis le 5 novembre 2016.
Pour rappel, les autorités congolaises  avaient justifié leur décision par un certain nombre de reproches qu’elles ont formulés à l’endroit de celle-ci dans le traitement et la diffusion de ses informations. Le gouvernement congolais a estimé que RFI donnait des informations partisanes, surtout en ce qui concerne les cas de répression des manifestations publiques. Pour Kinshasa, la version des faits livrée par la Radio France Internationale à ses auditeurs ne reflétait pas la réalité.  Selon les autorités de la RDC, la radio française faisait la part-belle à l’opposition radicale, notamment le Rassemblement des  forces politiques et sociales acquises au changement, qui s’illustrait à leur avis, par des appels à la violence, à la désobéissance civile, au non-respect des institutions et de leurs animateurs.  D’après Kinshasa, c’est à ce titre que la décision de la coupure du signal de RFI a été prise afin de ne pas aggraver la situation déjà tendue.
            Il sied de rappeler également que plusieurs appels de la levée de cette mesure ont été lancés aux autorités de la RDC notamment par les Nations Unies, l’Union européenne, l’Union Africaine, les Etats Unis d’Amérique, la Belgique, la France, estimant qu’une telle décision ne favorisait pas l’élargissement de l’espace médiatique devant contribuer à la décrispation du climat politique tant recherché. Du fait notamment que cette décision frappait également un certain nombre des médias locaux dont Canal Future, RLTV, CKTV, CCTV, Nyota TV, etc.  
Myriam Iragi