Révision du Code de la Famille : les sénateurs prêts à accompagner le processus

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inagosiAprès les Députés nationaux le lundi 10 février, la ministre du Genre, Famille et Enfant a conféré hier mardi 11 avec les Sénateurs sur la nécessité de réviser le Code de la Famille de la République démocratique du Congo.

Comme lors de la première journée avec les membres de la chambre basse, la démarche Geneviève Inagosi est restée constante. Car, l’objectif poursuivi demeure le même, à savoir : impliquer les membres de l’Organe législatif en vue d’obtenir l’accélération du processus de révision du Code de la Famille.

 En effet, cet atelier dit de « Plaidoyer sur la Révision du Code de la Famille » financé par la Banque mondiale à travers le COPIREP (Comité de pilotage de la réforme des entreprises du portefeuille de l’Etat), vise la réforme de la loi nationale en vigueur afin de l’adapter tant aux réalités actuelles du pays qu’aux normes universelles.

«La révision du Code de la Famille a été nécessitée au regard de plusieurs paramètres, notamment l’évolution des normes juridiques nationales, l’adoption des conventions internationales traitant des questions de la femme et de l’enfant, le souci de supprimer certaines pratiques rétrogrades et avilissantes pour la femme et la société », a déclaré la ministre en guise de justification de sa démarche.

            Toutefois, Geneviève Inagosi a reconnu que l’actuel Code de la Famille a apporté de nombreux avantages à la famille en République démocratique du Congo. Dans le lot, elle a énuméré la codification des normes relatives à la promotion de la famille et la consolidation de l’institution du mariage afin de permettre autant l’épanouissement de la famille que la protection des droits des enfants au décès des parents.

G. Inagosi : la révision vise le triomphe du Genre

            Justifiant les raisons qui militent pour la révision du Code de la Famille, la ministre du Genre, Famille et Enfant en a évoqué deux principales.

            Au niveau international, elle a évoqué la reconnaissance internationale du statut de la femme et de l’enfant par la Rdc qui, en exécution de cet engagement, a décidé de renforcer la protection juridique de ces deux acteurs importants de la famille.

En bref, il s’agit d’adapter le Code de la Famille aux normes universelles.

            Au niveau national, la révision du Code de la Famille vise à éradiquer les pratiques rétrogrades, indignes et avilissantes. Sa démarche vise le triomphe du Genre, exclut toute tentative d’instauration de famille monoparentale.

            A ce sujet, des exemples des pratiques indignes et avilissantes ont été donnés lors du partage d’expériences entre les participants en vue de l’enrichissement du débat sur la nécessité de réviser le Code de la Famille.

            Dans ce cadre, un sénateur a rapporté qu’une jeune fille a payé de sa vie pour avoir refusé de se soumettre à une pratique culturelle de sa tribu qui lui paraissait abominable. En effet,  dans une tribu vivant dans une province du pays, il est fait obligation à la jeune fille d’aller d’abord des relations intimes avec son père en guise d’ouverture à la vie sexuelle. Ce qui a provoqué la mort d’une jeune fille pour avoir refusé catégoriquement de cautionner ce qu’elle considérait comme abomination parce qu’ayant vécu longtemps à Kinshasa.

            Une autre pratique rétrograde et avilissante c’est aussi le fait d’enterrer un chef traditionnel avec des survivants au motif qu’il continuerait à être servi même au-delà.

            Voilà, quelques pratiques rétrogrades et avilissantes pour lesquelles le législateur devra prévoir des sanctions graves afin de décourager ceux qui s’y livrent en vue de l’éradication définitive.

            Pour sa part, le représentant du président du Sénat à l’atelier, le président de la commission PAJ, Sébastien Adambu, a promis que sa chambre agira de manière à préserver le tissu familial de base lors de l’examen de la loi relative à la révision du Code.

            A son tour, le représentant du Directeur des opérations de la Banque mondiale en Rdc Diop Saïdou, a, expliqué l’évolution de la situation de la femme à travers le monde, avant de promettre d’accompagner la réforme du Code de la Famille.

Dom   

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