Révision du Code de la famille : C Change et l’Unicef pour l’implication des médias

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Au moment où les parlementaires cogitent sur les articles à amender dans le Code de la famille, l’impression qui se dégage est que les acteurs sociaux semblent se désintéresser de ce dossier. Et pourtant, ce désintéressement n’est pas une bonne chose dans la mesure où les matières contenues dans ce code nous intéressent au plus haut point.

Le prof Ndomba Kabeya, vice doyen à la Faculté de Droit à l’Unikin et consultant à l’Unicef, s’est intéressé aux travaux en commission au niveau du parlement.

Il en a profité pour dresser un état des lieux du processus de révision du code de la famille.

Cette loi, lit-on,  prévue par l’article 4 de la Constitution a pour objet de fixer les régles du mariage et d’organiser la famille en respectant les principes constitutionnels ( unité, stabilité et protection). Elle avait été promulguée en 1987 par le Chef de l’Etat. On y retrouve des centaines  d’articles réparties en cinq livres et qui se rapportent à la nationalité, la famille, la personne, la succession et les libéralités ainsi que  les dispositions abrogatoires, transitoires…

Pour Ndomba, il y a nécessité de réviser ce code de famille car il y a eu dépassement de la terminologie sémantique ( Zaire est devenu RDC par exemple)  Par ailleurs, le processus de la réforme judiciaire engagé en faveur de la femme et des enfants devrait se poursuivre en vue de l’harmonisation et de la cohérence de nos lois. Il y a aussi le principe selon lequel tous les enfants naissent égaux devant la loi, la discrimination du droit à l’héritage pour la femme mariée et la fille….

Des sujets  ayant été  débattus ou censés l’être se rapportent à la suppression  ou non de la dot,  du rôle de chef de ménage joué par le mari,  de  la situation des enfants nés hors mariage par rapport à l’interdiction de la polygamie, de la protection juridique des familles monoparentales et recomposées, de la capacité ou de l’incapacité de la femme mariée par rapport à l’autorisation maritale.

Une ong en matière de santé dénommée «C Change» a sollicité le concours de l’Unicef pour mettre à la disposition des médias et les idées du prof Ndomba Kabeya.

Antoine Saka Saka, chargé de communication de développement à l’Unicef, a fait savoir dernièrement  aux chevaliers de la plume que les normes sociales et les coutumes constituent également des violences qu’on peut éradiquer par le biais de l’éducation, des médias.

Dans la foulé, il a parlé du programme lancé il y a quelques semaines intitulé  «Femmes et Hommes progressons ensemble», lequel concerne dans un premier temps quelques provinces du pays.

Jean-Pierre Nkutu

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