Révision de la Constitution et de la Loi électorale : langage de sourds à l’ AMP

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Des membres de l’Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP) étaient en réunion le mercredi 29 décembre 2010. Deux points étaient inscrits à l’ordre du jour : la révision constitutionnelle et la modification de la Loi électorale. A en croire des sources proches de la famille politique du Chef de l’Etat, deux éminents juristes étaient chargés de faire, à l’intention des participants, l’économie des matières à proposer à un nouveau toilettage.

    Mais, au terme d’un débat houleux, indique-t-on, la majorité d’intervenants, notamment des chefs des partis, des députés et sénateurs, se sont prononcés contre la démarche visant le charcutage des articles bien ciblés de la Constitution et de la Loi électorale. Certains, qui persistaient à soutenir l’idée de la révision constitutionnelle et de la Loi électorale contre la volonté du grand nombre, auraient récolté des quolibets peu agréables à entendre.

    Pour d’aucuns, un texte aussi fondamental que la Constitution ne pouvait faire l’objet d’amendements visant apparemment à satisfaire des ambitions personnelles. Finalement, au vu du langage de sourds qui s’est installé entre participants, il a été décidé la levée de la séance, qui s’est ainsi terminée en queue de poisson.
    On a appris que les tenants de la révision constitutionnelle et de la Loi électorale sont revenus à la charge hier jeudi 30 décembre 2010. Mais, c’était sous la formule des travaux d’approche individuelle, dans l’espoir de parvenir à un consensus à formaliser en « plénière ». Hélas, la démarche s’est achevée en eau de boudin. Il était difficile de faire partager l’idée d’amender la Constitution et la Loi électorale.

    Selon des observateurs avertis, certains activistes de l’AMP voulaient profiter du flottement politique de fin d’année et de la distraction générale pour faire voter, à l’occasion de la session extraordinaire actuelle du Parlement la Constitution et la Loi électorale révisées. Il y a à se demander pourtant à qui allait profiter une démarche politique ayant tout l’air de vouloir jeter le feu aux poudres. A considérer les situations explosives que l’on enregistre un peu partout en Afrique à la suite des conflits liés aux textes constitutionnels et électoraux, il serait risqué, pour l’AMP, de chercher absolument un passage en force.

Jacques Kimpozo

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